Le parti présidentiel, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), a annoncé ce mercredi 19 mai, la mise en place prochaine d’une nouvelle plateforme politique et citoyenne dénommée Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution (C4), destinée à mobiliser les Congolais autour de la réforme constitutionnelle.
Dans une déclaration rendue publique, l’UDPS, principal parti de l’Union sacrée de la Nation, affirme agir dans la continuité de l’héritage politique du défunt opposant historique Étienne Tshisekedi wa Mulumba, qu’elle présente comme ayant toujours dénoncé la Constitution actuelle, qualifiée par le parti de « Constitution rédigée par les belligérants ».
Selon le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, le député national Augustin Kabuya Tshilumba, cette nouvelle dynamique politique vise à fédérer plusieurs forces sociales et politiques du pays afin de conduire une vaste campagne nationale de sensibilisation en faveur du changement constitutionnel.
La plateforme C4 réunira notamment des partis politiques, des organisations de la société civile, des confessions religieuses ainsi que des mouvements associatifs. Le chiffre « 4 » symbolise les quatre grandes zones linguistiques de la République démocratique du Congo, dans une volonté affichée de rassembler toutes les composantes du pays autour de cette initiative.
À travers cette coalition, l’UDPS entend obtenir une adhésion populaire massive à son projet de réforme de la Constitution, dans un contexte où le débat sur l’avenir institutionnel du pays continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.
« Nous allons mettre en place une plateforme dénommée Coalition des Congolais pour le Changement de la Constitution (C4) », a déclaré Augustin Kabuya Tshilumba, soulignant que cette structure aura pour mission principale « de sensibiliser notre peuple pour une adhésion massive à cette campagne de changement de la Constitution ».
Cette annonce intervient alors que les discussions autour d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution alimentent déjà les débats politiques à travers le pays, entre partisans de la réforme et défenseurs du maintien du texte actuel.
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