Le gouvernement congolais entend changer de stratégie face à la forte dépendance du pays aux importations de riz. C'est dans cette optique qu'il lancera officiellement, ce jeudi 16 juillet à Bumba, dans la province de la Mongala, le projet « Riz Bumba, Loso na Biso », présenté comme un levier de relance de la production nationale.
Au-delà d'un simple programme agricole, cette initiative ambitionne de bâtir une véritable chaîne de valeur autour du riz. Le projet, piloté par le ministère de l'Économie nationale avec l'appui du Fonds de Régulation Économique (FOREC), sera exécuté par la Société Rizicole de Bumba (SRB S.A.U.), filiale de PHC.
Les ambitions affichées sont importantes : accompagner près de 30 000 producteurs, créer sept unités de transformation rizicole et atteindre une production de 250 000 tonnes de riz d'ici 2030. Les autorités espèrent ainsi réduire progressivement les importations tout en renforçant la sécurité alimentaire du pays.
Le gouvernement prévoit également une mobilisation de plusieurs ministères. L'Agriculture assurera la certification des semences et l'encadrement technique des producteurs, tandis que le Développement rural et les Infrastructures interviendront dans la réhabilitation des routes de desserte agricole afin de faciliter l'évacuation des récoltes.
Sur le plan social, le projet veut favoriser une croissance inclusive. Les autorités annoncent que 40 % des bénéficiaires directs seront des femmes et 35 % des jeunes, avec à la clé la création de milliers d'emplois directs et indirects ainsi qu'une hausse estimée de 20 à 25 % des revenus des producteurs.
À travers « Riz Bumba, Loso na Biso », le gouvernement affiche sa volonté de faire de la production locale un moteur de développement économique, tout en renforçant la souveraineté alimentaire de la République démocratique du Congo.
Franck Yenga
