Le ministère des Finances a lancé un avertissement ferme aux opérateurs du secteur des jeux d'argent et de hasard, en rappelant que toute initiative ou tout contrat conclu en dehors du cadre fixé par le Conseil des ministres ne saurait engager le Gouvernement de la République.
Dans un communiqué officiel publié le 10 juillet, le ministère souligne que le pilotage de la réforme du secteur relève exclusivement de son autorité, conformément aux décisions prises en Conseil des ministres. Il précise qu'aucune autre structure de l'État ne peut conclure des accords ou conduire des démarches parallèles sans un mandat exprès du Gouvernement.
Le ministère invite ainsi les partenaires techniques et les entreprises évoluant dans les paris sportifs, les casinos, les loteries et autres jeux assimilés à faire preuve de vigilance et à ne signer aucun contrat avec des entités non habilitées.
Par ailleurs, les autorités rappellent que la réforme en cours prévoit la mise en place d'une plateforme nationale de régulation et de supervision, destinée à renforcer la transparence, la sécurité et le contrôle des activités du secteur.
La phase pilote de cette réforme s'achèvera le 30 août 2026. Les opérateurs qui n'auront pas engagé les démarches de mise en conformité avant cette échéance s'exposeront aux sanctions prévues par la législation en vigueur.
Le ministère des Finances fixe également au 31 juillet 2026 la date limite pour l'identification de toutes les sociétés exploitant des jeux d'argent en République démocratique du Congo. Les entreprises concernées sont appelées à transmettre leur dossier par voie électronique afin d'intégrer le processus de régulation.
À travers cette mise au point, le Gouvernement réaffirme sa volonté d'assainir le secteur des jeux d'argent et de garantir que toutes les activités s'exercent dans un cadre légal, transparent et conforme aux réformes engagées.
Franck YENGA
