Une nouvelle étape s'ouvre dans les relations entre l'Institut national pour l'étude et la recherche agronomique (INERA) et la communauté Turumbu.
Installé à Yangambi, dans le secteur de Turumbu dans le territoire d'Isangi, depuis 1922, l'INERA a officiellement reçu, ce mardi 4 août, le cahier des charges de la communauté Turumbu, une démarche que cette communauté qualifie d'historique après plus d'un siècle d'attente.
Le document a été déposé à l'INERA par l'ingénieur Bilambo Augustin, chef du secteur de Turumbu, accompagné du vice-président de l'Association de la Mutuelle de Turumbu (AMUTUR), du président national des sages Turumbu, de plusieurs notables de Yangambi, notamment le député provincial Héritier Likaka Balombo, actuellement en vacances parlementaires dans son fief électoral d'Isangi, ainsi que de plusieurs chefs de villages et du président de l'antenne AMUTUR/Yangambi.
Selon les représentants de la communauté, depuis l'implantation de l'INERA en 1922, aucun projet d'utilité publique n'a été réalisé en faveur de la communauté Turumbu. Avec la remise de ce cahier des charges, la communauté estime que le processus de dialogue est désormais officiellement enclenché afin de corriger ce déséquilibre historique.
Le document soumis à l'INERA reprend une série de projets prioritaires destinés à améliorer les conditions de vie des populations des quatre groupements et des 56 villages que compte le secteur de Turumbu.
Parmi les principales revendications figurent :
la construction de 11 écoles ; la construction d'un mini-barrage hydroélectrique ; la mise en place de poulaillers et de porcheries ; la réalisation de 100 forages d'eau potable ;
la construction de marchés ; la construction de quatre bureaux administratifs, un pour chacun des quatre groupements ; ainsi que l'octroi d'un pourcentage des opportunités ou d'autres avantages générés par l'INERA au profit de la communauté Turumbu.
Les discussions entre les deux parties seront conduites par une délégation composée du chef de secteur, des chefs des quatre groupements, du président national de l'AMUTUR et de huit autres représentants de la communauté.
« Après 104 ans de présence de l'INERA sur nos terres, nous espérons enfin voir naître des projets concrets au bénéfice de notre population », a confié un notable Turumbu à La Clocheducongo.
La balle est désormais dans le camp de l'INERA, dont la réponse est vivement attendue la communauté Turumbu .
Rédaction.
