Un avion de type Let L-410 UVP Turbolet s’est écrasé ce vendredi 25 septembre à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Le bilan communiqué fait état de 13 personnes décédées, toutes présentes à bord de l’appareil.
L’avion assurait une liaison Kinshasa-Kikwit-Kinshasa dans le cadre d’une mission de service. Pour une raison qui reste encore à déterminer, l’appareil a effectué plusieurs passages au-dessus de Kenge avant de perdre de l’altitude et de s’écraser dans une parcelle du quartier Manzawu, dans la commune de Masikita.
Malgré la violence du crash et l’incendie qui a suivi, aucune victime n’a été signalée parmi les habitants de la parcelle ou du voisinage, selon les premières informations des autorités provinciales.
Le crash a notamment coûté la vie au lieutenant-général Joseph Mutombo Katalay Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire. D’après un ordre de mission du ministère de la Défense nationale, il se trouvait à bord dans le cadre d’un déplacement officiel sur l’axe Kinshasa-Kikwit-Kinshasa.
Le lieutenant-général Lucien René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC, figurait également parmi les occupants de l’avion.
D’autres militaires, notamment des officiers et sous-officiers, ainsi que des civils, se trouvaient également à bord.
Les premiers témoignages recueillis auprès des autorités locales évoquent une tentative d’atterrissage d’urgence.
Le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, explique que l’avion aurait tourné plusieurs fois au-dessus de Kenge à la recherche d’un endroit permettant de se poser avant de s’écraser dans une parcelle.
L’appareil a ensuite été entièrement ravagé par les flammes. Le pilote a été retrouvé à l’extérieur de la carcasse, tandis que les autres victimes se trouvaient à l’intérieur de l’avion.
La présence de plusieurs responsables militaires donne à ce déplacement un caractère officiel. Les autorités provinciales ont également indiqué que des militaires se trouvaient à bord et que la question d’éventuelles armes transportées dans l’appareil devra être examinée dans le cadre des investigations.
Après l’accident, des éléments de la Force aérienne ont été envoyés sur place pour participer aux opérations de récupération des corps.
Pour l’heure, les causes précises du crash ne sont pas encore établies. L’enquête devra déterminer ce qui s’est passé dans les dernières minutes du vol, les raisons de la tentative d’atterrissage et les circonstances exactes ayant conduit à l’accident.
Franck Yenga
