La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI Tshopo) sort de sa réserve et interpelle ouvertement les autorités et les entreprises impliquées dans les travaux de modernisation de la voirie urbaine de Kisangani.
Connue pour son engagement constant en faveur de la défense des intérêts du peuple et du respect des lois de la République, cette structure citoyenne tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle qualifie d’opacité préoccupante.
Dans un communiqué de presse daté du 20 janvier 2026, signé par son président Maître Christian Kambi Mateleka, la NDSCI appelle à des explications claires sur la gestion d’un projet pourtant présenté comme structurant pour la ville.
« Kisangani bénéficie en effet d’un ambitieux programme de modernisation de plus de 80 kilomètres de voirie, piloté par le Bureau Central de Coordination (BCeCo). Les travaux sont exécutés, à ce stade, par trois entreprises : Safrimex, Mont Gabaon et ZS Africa. Mais sur le terrain, l’enthousiasme initial a rapidement laissé place aux interrogations et à l’inquiétude de la population » dit-elle.
Selon la NDSCI, l’exécution de ces travaux est entourée de nombreuses zones d’ombre, en contradiction avec les principes
fondamentaux qui encadrent les marchés publics en République démocratique du Congo.
La loi impose pourtant la transparence et la redevabilité dans tout projet d’intérêt général, afin de consolider la confiance entre les gouvernants et les citoyens.
À Kisangani, le malaise est réel. Les habitants réclament des réponses précises sur des éléments essentiels du projet, notamment :
le coût réel par kilomètre des différents tronçons, la durée exacte des travaux pour chaque contrat, la longueur et la largeur des chaussées, alors que des cas de
rétrécissement sont observés sur certaines routes, ainsi que l’identité des entreprises adjudicataires et des bureaux de contrôle chargés du suivi.
Face à cette situation, la NDSCI exige que Safrimex, Mont Gabaon et ZS Africa installent, sans délai, des panneaux visibles et détaillés sur chaque chantier. Ces supports doivent fournir toutes les informations clés afin de permettre à la population de suivre, comprendre et évaluer l’évolution des travaux.
Pour la NDSCI, la transparence n’est pas négociable. Elle constitue une condition indispensable pour que la population s’approprie ces infrastructures et en assure la pérennité. Un projet exécuté dans l’opacité, insiste l’organisation, ne peut bénéficier ni de la confiance ni de l’adhésion populaire.
S’agissant de la qualité technique des travaux, la NDSCI se montre pour l’instant prudente, affirmant ne pas disposer de tous les éléments nécessaires à une évaluation approfondie.
Toutefois, la structure annonce la mise en place d’un contrôle citoyen rigoureux, assorti de la publication de rapports trimestriels sur l’état d’avancement des chantiers.
Ces rapports, assure la NDSCI, comprendront des analyses, des suggestions et des recommandations destinées à améliorer la qualité des ouvrages, dans l’unique intérêt de la population de la province de la Tshopo.
Rédaction
