Un nouveau drame s’est produit sur le Fleuve Congo. Un convoi de trois pirogues a chaviré vendredi vers 15h30 à Chavire, du côté de Kikongo, dans la commune de Kisangani.
Le commissaire fluvial de la Tshopo, Jean-Pierre Bontoke, a accompagné le ministre provincial des Transports et Voies de Communication sur les lieux du drame ce samedi 28 février pour constater les faits.
Selon ses explications, l’embarcation provenait d’Isangi Makutano, un marché périphérique situé en amont des chutes Wagenia.
D’après les premières constatations, l’état du moteur n’était pas bon et il y avait des fuites d'eau. C’est ce qui aurait provoqué le chavirement », a-t-il indiqué.
Le drame s’est produit en pleine journée, sous les regards impuissants de certains riverains.
Le bilan provisoire communiqué fait état de 28 rescapés, quatre personnes portées disparues et d’importants dégâts matériels enregistrés», a précisé le commissaire fluvial.
Les opérations de recherche se poursuivent avec l’appui des services compétents et des volontaires mobilisés sur place.
Ce naufrage relance le débat sur le contrôle des embarcations dans certaines zones fluviales. Jean-Pierre Bontoke reconnaît que les services techniques n’étaient pas encore implantés dans ce secteur.
Il affirme toutefois avoir pris des dispositions, en concertation avec les autorités provinciales, pour affecter rapidement des agents qualifiés sur place. L’objectif est de contrôler l’état des engins, vérifier les compétences des conducteurs et sécuriser les passagers.
« Nous devons mettre fin à ces incidents répétés. Il est temps que nos techniciens soient déployés pour assurer la sécurité », insiste-t-il.
Le commissaire fluvial déterminé à faire respecter les normes de navigation dans la Tshopo, rappelle également les mesures déjà en vigueur, notamment l’interdiction faite aux embarcations de quitter le port de Kisangani après 16 heures.
Il invite les navigants à collaborer avec son service et à signaler tout problème sans hésitation.
« Nous sommes là pour protéger les vies humaines. Quand il y a un problème, qu’on nous contacte immédiatement », a-t-il lancé.
Rédaction.
