Une vive inquiétude gagne les exploitants artisanaux et les creuseurs des sites miniers de l’Est de la République démocratique du Congo face à ce qu’ils qualifient de « bradage systématique » des carrés miniers au profit d’opérateurs étrangers, principalement chinois, opérant sous le couvert de sociétés minières.
Dans la province du Haut-Uélé, précisément à Mambati, le site minier Pyramide de Nagasa cristallise aujourd’hui toutes les tensions.
Selon plusieurs sources locales, ce site appartenant à Monsieur Paul Abola Zamani Mavuba ferait l’objet de fortes convoitises de la part d’un sujet chinois présenté par les habitants comme un homme influent bénéficiant de complicités au sein de certains services administratifs.
Les orpailleurs et creuseurs artisanaux qui exploitent ce site dénoncent une tentative de dépossession orchestrée au détriment des exploitants locaux.
Ils accusent également certains agents de l’administration minière d’être instrumentalisés pour favoriser les intérêts de cet opérateur étranger.
« Nous assistons à une marginalisation progressive des Congolais sur leurs propres terres minières », déplore un creuseur rencontré sur place, craignant des tensions sociales si les autorités ne prennent pas rapidement des mesures adéquates.
Selon les informations recueillies, le propriétaire du site minier Pyramide de Nagasa aurait déjà saisi plusieurs autorités tant au niveau provincial que national afin d’alerter sur cette situation qu’il juge préoccupante et dangereuse pour la stabilité des activités minières locales.
Dans cette région riche en ressources aurifères, les exploitants artisanaux redoutent une multiplication des conflits fonciers et miniers si les intérêts des communautés locales continuent d’être ignorés.
Plusieurs acteurs de la société civile appellent désormais le gouvernement congolais à renforcer le contrôle du secteur minier artisanal et à garantir la protection des droits des exploitants nationaux.
Cette affaire relance une fois de plus le débat sur la gouvernance du secteur minier en RDC, particulièrement dans les provinces de l’Est, où les richesses du sous-sol attisent depuis plusieurs années les convoitises étrangères au détriment, selon les populations locales, des intérêts des communautés congolaises.
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