Dans une décision signée le lundi 11 mai, le professeur ordinaire Salomon Batina Agasa, Directeur général de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Kisangani (ISTM-KIS), a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête disciplinaire visant plusieurs membres du corps scientifique de l’établissement.
En cause : des actes présumés de sabotage, des menaces ainsi que des dérapages à caractère xénophobe ayant perturbé et paralysé les travaux d’une commission dirigée par le professeur Joseph Tshimpanga Bakadianjila, chargée d’enquêter sur les irrégularités liées au recrutement de certains assistants ainsi que des cadres administratifs, techniques et ouvriers. Commission mise en place précédemment par le comité de gestion.
Pour rappel, les faits remontent au jeudi 7 mai, au centre Monaco de l’Université de Kisangani. Alors qu’une commission enquêtait sur des irrégularités liées au recrutement du personnel, ses travaux ont été brusquement interrompus.
Selon les informations rapportées, les membres de cette commission auraient été victimes de menaces, d’intimidations et, plus grave encore, de propos à caractère xénophobe.
Face à ce qu’il qualifie de « fautes disciplinaires graves » et de manquements flagrants à l’éthique académique, le Directeur général de l’ISTM-Kisangani a décidé de réagir fermement afin de restaurer l’ordre et préserver le prestige de l’institution.
La décision n°039/BIS/ISTM-KIS/DG/BAS/2026 vise nommément huit membres du personnel scientifique, déjà frappés par une suspension conservatoire. Parmi eux figurent notamment un chef des travaux et plusieurs assistants, dont les noms sont repris dans ladite décision.
Afin de faire toute la lumière sur ces incidents, une commission de discipline restreinte a été instituée. Elle est présidée par le CT Mbuyi Luaba, assisté du CT Bima Mopilangase (secrétaire) et de Mme CT Bwanandeke Tite (membre).
Cette commission a pour mission de : enquêter sur la perturbation des travaux ;
identifier les auteurs des menaces et des actes d’obstruction ; établir les responsabilités individuelles et collectives ;
se prononcer sur les propos injurieux et xénophobes proférés, notamment à l’encontre du président de la précédente commission.
Tout en affichant une volonté de rigueur, la décision précise que les personnes mises en cause bénéficient du droit à une audition contradictoire ainsi que de la possibilité de présenter leurs moyens de défense.
Cependant, les délais sont serrés : la commission dispose de sept jours pour déposer son rapport final sur le bureau du Directeur général.
À travers cette mesure, le comité de gestion affiche sa détermination à lutter contre les comportements jugés contraires à l’éthique et à la discipline académique.
Rédaction
