La riposte contre l’épidémie d’Ebola fait face à un nouvel obstacle en Ituri. Une des trois tentes construites pour l’isolement des cas suspects et positifs à Ebola a été incendiée dans la nuit du vendredi à ce samedi 23 mai 2026 à Mungbwalu, dans le territoire de Djugu.
Selon les informations recueillies sur place, des individus non encore identifiés auraient mis le feu à cette infrastructure sanitaire aux environs de 20 heures locales, dans un contexte déjà marqué par la méfiance d’une partie de la population face à l’existence de la maladie.
Joint par la presse, Monsieur Doka Ngoyi, communicateur de la structure sanitaire concernée, a fermement condamné cet acte qu’il qualifie de « sabotage » de la riposte sanitaire.
Il appelle particulièrement les jeunes de la région à prendre conscience de la gravité de la situation et à reconnaître l’existence réelle de l’épidémie d’Ebola.
« Les infirmiers eux-mêmes sont victimes de cette maladie à virus Ebola », a-t-il rappelé, dénonçant les actes de désinformation et de résistance qui compliquent davantage la prise en charge des malades.
Cette attaque intervient alors qu’une vingtaine de cas suspects pris en charge dans cette structure sanitaire se sont récemment évadés de l’hôpital, provoquant une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires.
Les responsables médicaux redoutent désormais une propagation communautaire du virus si certains des patients en fuite étaient effectivement porteurs d’Ebola.
Face à cette situation préoccupante, les appels à la vigilance, à la collaboration communautaire et au respect des mesures sanitaires se multiplient afin d’éviter une aggravation de la crise sanitaire dans cette partie de l’Ituri.
Rédaction
