Des incidents violents ont été signalés ce vendredi 12 juin 2026 sur l’avenue de l’Enseignement à Kinshasa.
Selon plusieurs témoignages, les sièges de l’Alliance pour le Développement du Congo (ADD Congo) de Prince Epenge et de l’Alliance pour le Changement (ACH) de Jean-Marc Kabund ont été attaqués par un groupe de militants identifiés par l’opposition comme appartenant à la « Force du progrès », un mouvement généralement associé au camp présidentiel.
Des dégâts matériels auraient été enregistrés lors de ces attaques, dont les circonstances exactes restent encore à établir. Des images et vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de tension aux abords des permanences visées.
Face à ces événements, plusieurs figures de l’opposition ont dénoncé ce qu’elles qualifient d’actes d’intimidation politique. Elles accusent également la Police nationale congolaise de passivité, voire de collusion avec les auteurs présumés de ces violences.
« La police a laissé faire alors qu’elle était présente sur les lieux », affirment certains responsables de l’opposition, qui réclament l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les responsables et de garantir la sécurité des acteurs politiques.
De son côté, la police n’a pas encore officiellement réagi à ces accusations. La « Force du progrès », régulièrement citée dans des incidents à caractère politique, est souvent pointée du doigt par ses détracteurs pour des actes de violence, des allégations que ses membres rejettent généralement.
Franck Yenga
