Le Parquet général près la Cour de cassation a annoncé, ce vendredi 19 juin 2026, l'ouverture d'une information judiciaire à la suite des incidents survenus lors du sit-in organisé devant le Palais du Peuple le 12 juin dernier à Kinshasa.
Dans un communiqué officiel rendu public à Kinshasa, le Procureur général près la Cour de cassation indique que des investigations « rigoureuses » sont actuellement en cours afin d'établir les responsabilités pénales liées aux dégâts matériels et humains enregistrés au cours de cette manifestation.
Selon le document, l'objectif de cette procédure est de recueillir des données « objectives et fiables » permettant de déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles ces événements se sont déroulés. Le ministère public précise que, le cas échéant, l'action publique pourra être engagée contre toute personne dont l'implication serait établie, qu'elle soit auteur principal, coauteur ou complice.
Le Parquet fait également savoir qu'une reconstitution des faits est actuellement menée, aussi bien sur les événements ayant précédé le sit-in que sur ceux qui l'ont suivi, en lien direct avec les incidents enregistrés.
Par ailleurs, le Procureur général met en garde contre la propagation de rumeurs, d'allégations mensongères ou d'informations non fondées concernant cette affaire. Il rappelle que la diffusion de faux bruits constitue une infraction susceptible d'exposer ses auteurs à des poursuites judiciaires.
« Cette démarche vise à aboutir à des conclusions fondées sur des éléments objectifs, dans le strict respect de la loi et des droits de chacun », souligne le communiqué.
Enfin, le Parquet général près la Cour de cassation assure l'opinion nationale et internationale de sa détermination à faire toute la lumière sur ces incidents et à veiller au respect de l'ordre public ainsi qu'à la protection des personnes et de leurs biens.
Cette annonce intervient une semaine après le sit-in du 12 juin devant le Palais du Peuple, une manifestation qui avait dégénéré et suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile congolaise.
Franck YENGA
