La coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), qui s’oppose au projet de révision ou de changement de la Constitution en République démocratique du Congo, a annoncé une nouvelle série d’actions après la journée « ville morte » observée le mercredi 3 juin.
Réunis ce jeudi au siège du parti politique Envol de Delly Sesanga pour évaluer cette première mobilisation, les membres de la coalition ont décidé de poursuivre leur campagne par des actions politiques et judiciaires visant à empêcher toute modification de la loi fondamentale.
Selon les résolutions issues de cette réunion, l’opposition procédera le 9 juin prochain au dépôt d’une plainte formelle contre le président Félix Tshisekedi. Les initiateurs de cette démarche l’accusent de « coup d’État contre la Constitution », une qualification juridique qu’ils assument et qu’ils présentent comme une réponse à ce qu’ils considèrent être une menace contre l’ordre constitutionnel établi.
Trois jours plus tard, soit le 12 juin, la coalition prévoit un sit-in devant le Palais du peuple à Kinshasa, siège de l’Assemblée nationale et du Sénat. Les organisateurs entendent ainsi maintenir la pression sur les institutions de la République et exprimer leur opposition à toute initiative de révision constitutionnelle.
Pour les responsables de la C64, cette nouvelle manifestation constitue une étape importante dans leur stratégie de mobilisation citoyenne en faveur du respect de la Constitution actuellement en vigueur.
Ces annonces interviennent dans un contexte politique marqué par de vifs débats autour de l’avenir de la Constitution congolaise, une question qui continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile.
Franck Yenga
