À travers la deuxième édition du Forum Singa Mwambé, ouverte ce jeudi 25 juin 2026 à Kisangani, la coordonnatrice nationale du Forum des femmes de la Tshopo, Gisèle Bombele, a lancé une vaste mobilisation des femmes et des jeunes de la province pour répondre massivement à l’appel du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le Président de la République a lancé un appel aux congolais, les invitant à faire de l’agriculture une priorité nationale à travers la vision de la « revanche du sol sur le sous-sol ». Cette vision est mise en œuvre dans le cadre des politiques agricoles nationales portées par le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire dirigé par Muhindo Nzangi Butondo.
Dans son intervention devant des femmes et des jeunes venus des huit territoires de la Tshopo, Gisèle Bombele a insisté sur la nécessité de transformer cette orientation stratégique en actions concrètes face aux défis du secteur agricole. « Il est temps que le sol prenne sa revanche sur le sous-sol, conformément à la vision du Président de la République. Nos ressources naturelles constituent notre plus grand trésor », a-t-elle déclaré.
Elle a rappelé que les travaux du forum portent principalement sur les défis majeurs du secteur agricole dans la Tshopo, notamment le changement climatique, l’entrepreneuriat agricole, la jeunesse innovante et les mécanismes de financement.
« Nous sommes réunis pour réfléchir sur les défis majeurs du secteur agricole de la Tshopo, en particulier le changement climatique, l’entrepreneuriat agricole, la jeunesse innovante et les mécanismes de financement », a-t-elle poursuivi.
La coordinatrice a également insisté sur le renforcement des capacités des acteurs agricoles, en particulier des femmes, afin de favoriser une transformation durable du secteur. « À l’issue de cette conférence, nous serons capables de mieux comprendre les enjeux liés au changement climatique et renforcés en capacités sur les pratiques agricoles intelligentes et l’entrepreneuriat agricole », a-t-elle expliqué.
Elle a mis en avant l’importance de l’organisation en coopératives et du réseautage pour améliorer la productivité et faciliter l’accès aux financements et aux marchés. « Nous devons nous organiser en coopératives agricoles en mutualisant nos forces, afin de faciliter l’accès aux financements et aux marchés », a-t-elle souligné.
Face aux défis climatiques, elle a plaidé pour l’adoption de techniques agricoles modernes, notamment l’agriculture de conservation, ainsi que pour la mécanisation du secteur.
« L’agriculture de demain a besoin d’énergies nouvelles. Il est impératif d’encourager la jeunesse à s’y investir à travers des formations adéquates et des opportunités rentables. En produisant ce que nous consommons, nous briserons la chaîne de la dépendance et de la pauvreté », a-t-elle martelé.
Elle a enfin lancé un appel à une implication massive des femmes et des jeunes dans l’entrepreneuriat agricole et dans les activités productives. « Chaque famille, chaque communauté et chaque territoire doit s’impliquer activement dans les travaux agricoles », a-t-elle insisté.
Le forum rassemble des femmes issues des ONG, du secteur public, de l’agriculture, des confessions religieuses, des coopératives agricoles, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Rédaction.
