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Kisangani : les jeunes membres du CEDI relèvent les faiblesses de la Constitution et proposent des réformes adaptées aux réalités actuelles de la RDC

Rédaction
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Le Club d'Espoir pour le Développement Intégral (CEDI) a pris position sur le débat relatif aux réformes constitutionnelles en République démocratique du Congo.

Dans une déclaration rendue publique ce samedi 11 juillet à l'esplanade de la Poste, dans la commune de Makiso à Kisangani, cette structure regroupant des jeunes de toutes les communes de la ville a appelé à une adaptation de la Constitution aux défis actuels du pays.

La déclaration a été lue par le secrétaire provincial du CEDI, André Salumu. À cette occasion, le mouvement, qui affirme soutenir les actions du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à travers celles du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté son analyse de la Constitution du 18 février 2006 après vingt années de mise en œuvre.

Selon le CEDI, si cette Constitution a permis le retour à l'ordre constitutionnel et contribué à la consolidation des institutions démocratiques, plusieurs de ses dispositions montrent aujourd'hui leurs limites face aux réalités politiques, économiques, sociales et sécuritaires du pays.

Parmi les principales faiblesses relevées figurent la rigidité du mécanisme de révision constitutionnelle, jugé peu adapté aux défis sécuritaires persistants dans l'Est du pays, à la pression démographique et aux urgences économiques. Le CEDI estime que ces enjeux exigent des ajustements institutionnels plus rapides et plus efficaces.

La structure dénonce également une décentralisation qu'elle considère comme inachevée. Selon elle, les provinces et les entités territoriales décentralisées ne disposent ni des ressources financières ni de l'autonomie nécessaires pour assurer efficacement la gestion de secteurs essentiels tels que l'éducation, la santé et les infrastructures routières.

Le CEDI s'inquiète aussi des difficultés de gouvernance liées au système électoral actuel. À ses yeux, celui-ci favorise le morcellement de la classe politique, entraîne la formation de coalitions souvent instables et réduit l'efficacité de l'action gouvernementale.

Le mouvement évoque en outre le coût élevé des institutions, estimant que les importantes dépenses de fonctionnement ne se traduisent pas suffisamment par une amélioration des conditions de vie des populations, notamment en matière d'accès à l'emploi, à l'eau potable, à l'électricité et aux services sociaux de base.

Enfin, le CEDI estime que la Constitution actuelle ne répond pas pleinement à certains défis majeurs, notamment la gestion des ressources naturelles, la lutte contre les groupes armés ainsi que le renforcement de la réconciliation et de la cohésion nationales.
Face à ces constats, le mouvement précise qu'il ne s'agit pas de modifier la Constitution pour le simple principe de la changer. Il plaide plutôt pour une adaptation de la loi fondamentale afin qu'elle devienne un véritable instrument de développement, de stabilité et de bonne gouvernance.

À cet effet, le CEDI propose que toute réforme constitutionnelle s'articule autour de quatre axes majeurs : des institutions plus efficaces, responsables et proches des citoyens ; une décentralisation effective dotant les provinces des moyens financiers et juridiques nécessaires ; une réforme du système électoral pour favoriser des majorités plus stables ; ainsi qu'un renforcement de la souveraineté nationale, de la protection des ressources stratégiques et de la cohésion nationale.

En conclusion, le CEDI estime qu'une Constitution doit évoluer avec les aspirations du peuple. Selon cette structure, la loi fondamentale doit non seulement garantir les libertés, mais également permettre à l'État de répondre efficacement aux attentes des citoyens en matière de paix, de sécurité, d'éducation, de santé, d'infrastructures et d'emploi.

C'est dans cette optique que le Club d'Espoir pour le Développement Intégral soutient l'ouverture d'un débat national qu'il souhaite responsable, inclusif et sans exclusion, afin de doter la République démocratique du Congo d'une Constitution mieux adaptée aux défis du XXIᵉ siècle.

Rédaction.
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