Au cours d'un point de presse organisé à Kinshasa, la Coalition Article 64 (C64) est revenue sur sa récente rencontre avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, tout en réaffirmant les conditions qu'elle juge indispensables avant toute reprise du dialogue avec le pouvoir.
Selon la plateforme de l'opposition, l'audience avec le chef de l'État burundais s'est tenue à l'initiative exclusive de ce dernier, à la suite de ses échanges avec le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. La C64 précise que cette rencontre ne traduit en aucun cas un changement de sa position politique.
La coalition réitère son refus de participer à tout dialogue avec le pouvoir tant que le président Félix-Antoine Tshisekedi n'aura pas renoncé publiquement à son projet de révision ou de changement de la Constitution. Elle exige également la libération des prisonniers politiques ainsi que l'abandon des poursuites judiciaires qu'elle considère comme politiquement motivées.
Par ailleurs, la C64 a appelé ses militants ainsi que l'ensemble de la population à se mobiliser massivement pour la marche pacifique prévue le 22 juillet en direction du Palais de la Nation. Selon la coalition, cette manifestation vise à exiger la démission du chef de l'État, qu'elle accuse de « trahison du serment constitutionnel ».
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