Le Bureau central de coordination (BCeCo), établissement public placé sous la tutelle du ministère des Finances, a officiellement lancé le projet VARCITA (Vulnérabilité, Adaptation, Résilience face au Changement climatique et Innovation pour la Transformation Agricole).
C'était au cours d'un atelier organisé les 1er et 2 juillet à l'hôtel Rotana de Kinshasa, en partenariat avec l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et avec l'appui du Fonds pour l'environnement mondial (FEM).
S'exprimant à l'ouverture de l'atelier, le Directeur général a.i. du BCeCo, le professeur, docteur et ingénieur Sylvain Alongo Longomba, a présenté VARCITA comme une réponse stratégique aux défis climatiques qui menacent le développement de la République démocratique du Congo, dans la droite ligne de la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur d'un Congo vert, résilient et à faible empreinte carbone.
Dès l'ouverture de son intervention, le DG a.i. du BCeCo a rappelé que le changement climatique n'est plus une menace lointaine, mais une réalité qui exige des réponses immédiates.
« Le changement climatique n'est plus une menace future. Il constitue désormais une réalité quotidienne qui affecte profondément les économies, les populations et les écosystèmes. La République démocratique du Congo, malgré son immense potentiel naturel et son rôle stratégique dans la régulation du climat mondial, demeure particulièrement vulnérable aux effets de cette crise. »
Saluant la vision du Chef de l'État, qu'il a présentée comme le socle de cette initiative portée par le ministère des Finances, Sylvain Alongo Longomba a déclaré :
« Qu'il me soit permis de rendre un vibrant hommage à Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l'État, dont la vision éclairée d'une transition écologique ambitieuse, d'une économie verte et d'un Congo vert inspire et oriente les actions que nous engageons aujourd'hui à travers le projet VARCITA. Cette vision conforte la RDC dans son rôle de pays solution face aux défis climatiques mondiaux. »
Face à la multiplication des sécheresses, des inondations, de l'érosion des sols et de l'insécurité alimentaire, le DG a.i. du BCeCo a plaidé pour une rupture avec les approches sectorielles classiques.
« Face à ces défis, les réponses sectorielles isolées ne suffisent plus. Il nous faut désormais privilégier une approche intégrée, coordonnée et innovante. VARCITA ambitionne de faire de la vulnérabilité une opportunité de transformation en renforçant durablement la résilience des populations et des territoires grâce à l'innovation, aux technologies adaptées, à la gestion durable des paysages et à une gouvernance collaborative. »
Mis en œuvre par le BCeCo sous la supervision du ministère des Finances, dirigé par Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, le projet sera déployé dans plusieurs provinces, notamment le Haut-Katanga, le Lualaba, le Lomami, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, Kinshasa et le Kongo Central. Il vise notamment à renforcer la résilience climatique des communautés, promouvoir une agriculture plus productive et durable, consolider les capacités des institutions publiques et mettre en place un système moderne de suivi-évaluation garantissant transparence et efficacité.
Le professeur Sylvain Alongo Longomba a également insisté sur la nécessité de fédérer l'ensemble des acteurs autour d'une même ambition nationale.
« La réussite de VARCITA dépendra de notre capacité à construire une véritable coalition nationale réunissant les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les agences des Nations unies, la société civile, le secteur privé, les universités, les organisations paysannes et les communautés locales. Notre objectif n'est pas de créer un projet supplémentaire, mais de savoir qui fait quoi, avec quels résultats, afin d'unir nos efforts au service d'une vision commune. »
En clôturant son allocution, le Directeur général a.i. du BCeCo a réaffirmé l'engagement de son institution à conduire le projet selon les principes de bonne gouvernance, de transparence et de redevabilité.
« VARCITA est plus qu'un projet : c'est une vision, un engagement et un investissement dans l'avenir de nos populations. C'est un appel à bâtir une agriculture plus résiliente, une économie plus verte et des communautés mieux préparées aux défis de demain. Au nom du Bureau central de coordination, nous réaffirmons notre entière détermination à conduire ce projet dans le respect des principes de bonne gouvernance, de transparence, d'efficacité et de responsabilité. »
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