Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont publié, ce dimanche, un communiqué de presse dans lequel elles condamnent des bombardements menés les 4 et 5 juillet 2026 à l'aide de drones armés de type TB2.
Selon l'armée congolaise, ces attaques auraient été perpétrées par la coalition RDF/AFC-M23 contre plusieurs localités des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
D'après le communiqué, ces frappes ont visé des zones habitées, provoquant des pertes en vies humaines ainsi que d'importants dégâts matériels parmi les populations civiles.
Les FARDC indiquent notamment qu'à Baraka, dans la province du Sud-Kivu, une nouvelle frappe meurtrière a fait plusieurs morts et blessés, selon un bilan encore provisoire. L'armée estime que cette attaque s'inscrit dans une série d'exactions visant les populations civiles.
Le communiqué dénonce également des arrestations arbitraires de jeunes civils dans les zones sous contrôle de la coalition RDF/AFC-M23. Les FARDC affirment que ces arrestations seraient justifiées par de prétendus liens avec les FDLR.
L'armée congolaise rappelle que les populations civiles ne doivent, en aucune circonstance, être prises pour cible, soumises à des représailles ou faire l'objet de traitements contraires au droit international humanitaire.
Les FARDC saluent par ailleurs le courage, la résilience et le patriotisme des populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, qu'elles invitent à demeurer vigilantes et unies autour des institutions de la République ainsi que des forces de défense et de sécurité.
Enfin, les Forces armées réaffirment leur engagement à défendre la souveraineté nationale, l'intégrité territoriale et la sécurité des populations. Elles assurent poursuivre leurs opérations conformément à leur mission constitutionnelle de défense du territoire national et de protection des citoyens.
Franck YENGA
