Le porte-parole du gouverneur de la Tshopo, Maître Michel Lumumba Byambe Lungange, répond sèchement aux accusations portées par le député national Laddy Yangotikala au sujet d'une assistance destinée à une fillette de 9 ans victime de viol à Kisangani.
Dans une mise au point ferme, il dénonce des allégations sans fondement et appelle au respect de la vérité ainsi qu'à la responsabilité dans la communication publique.
Selon Maître Michel Lumumba, les affirmations relayées par l'élu sur les réseaux sociaux ne reposent sur aucun élément de preuve et contribuent à induire l'opinion publique en erreur. Il se dit profondément indigné par ce qu'il qualifie d'accusations « totalement fausses, irresponsables et dénuées de tout fondement ».
Le porte-parole de l'autorité provinciale apporte une précision essentielle sur la chronologie des faits. Il explique que, lors de sa visite à Kisangani, le ministre national de la Santé n'avait pas remis d'assistance financière, mais s'était limité à annoncer une promesse d'appui. Celle-ci n'a été concrétisée que le vendredi suivant, par l'intermédiaire du ministre provincial de la Santé, alors que le gouverneur de province avait déjà quitté Kisangani pour Kinshasa.
« À aucun moment cette enveloppe n'a transité entre les mains du gouverneur de province », insiste-t-il, rejetant ainsi toute implication de l'autorité provinciale dans les accusations portées.
Au-delà de cette mise au point, Maître Michel Lumumba s'interroge sur les motivations ayant conduit un député national à formuler des accusations aussi graves sans preuve, estimant qu'elles portent atteinte à l'honneur des institutions provinciales. Il rappelle que, dans un État de droit, la liberté d'expression ne saurait être assimilée à un droit de diffamer.
Le porte-parole considère que les accusations gratuites, les réactions impulsives et les procès d'intention n'honorent ni leur auteur ni l'institution parlementaire.
Il rend également hommage à l'ancien président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, rappelant que celui-ci avait, à plusieurs reprises, appelé cet élu à davantage de retenue, de responsabilité et de maîtrise dans ses prises de parole publiques.
Enfin, Maître Michel Lumumba Byambe Lungange estime que « Kisangani et la Tshopo méritent mieux », plaidant pour un débat public fondé sur les faits, les preuves et le respect des institutions.
Rédaction
