À l’occasion de la Journée internationale de la paix, les mouvements citoyens Filimbi et Patriotisme Obligé ont organisé, ce lundi 21 septembre à Kinshasa, un « Café citoyen » consacré au Rapport Mapping et aux mécanismes de justice transitionnelle en République démocratique du Congo.
La rencontre, tenue dans la commune de Kasa-Vubu, a réuni des militants, des activistes des droits humains, des étudiants, des chercheurs ainsi que des experts. Les échanges ont porté notamment sur les enjeux liés à la paix, à la sécurité, à la justice, à la mémoire collective et à la lutte contre l’impunité.
Prenant la parole, Christophe Muyisa, chargé des réseaux de Filimbi et défenseur des droits humains, a expliqué la notion de justice transitionnelle. Il l’a présentée comme « l’éventail complet des divers processus et mécanismes mis en œuvre par une société pour tenter de faire face à des exactions massives commises dans le passé, en vue d’établir les responsabilités, de rendre la justice et de permettre la réconciliation ».
De son côté, Plamedi Bamatafe, membre de Patriotisme Obligé, a appelé les autorités congolaises à accorder une attention particulière au Rapport Mapping. Elle a plaidé pour que les personnes mises en cause dans les crimes documentés pour la période allant de 1993 à 2003 puissent répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes, tant nationales qu’internationales.
Pour les organisateurs, cette initiative vise à favoriser un dialogue citoyen autour des moyens de lutter contre l’impunité et de consolider une paix durable en RDC. Les discussions ont également mis l’accent sur la nécessité de préserver la mémoire des victimes et de promouvoir des mécanismes de justice susceptibles de contribuer à la réconciliation nationale.
Franck Yenga
