Les difficultés d’accès à l’électricité et à l’eau potable, le chômage des jeunes, le banditisme urbain, les tracasseries sur la RN4 ainsi que la situation des agents et fonctionnaires de l’État, figurent parmi les principales préoccupations recueillies par le député national professeur Patrick Matata Makalamba au cours de ses échanges avec différentes couches de la population de Kisangani.
L’élu de la ville de Kisangani l’a fait savoir ce vendredi 11 septembre au cours d’un point de presse tenu à sa résidence, où il a présenté à la presse boyomaise le résumé des préoccupations qui lui ont été soumises durant ses vacances parlementaires.
Il a également répondu à plusieurs questions d’actualité. Selon Patrick Matata, la population se dit satisfaite de voir Kisangani commencer à « reporter sa belle robe de ville », notamment avec la modernisation progressive des routes de la voie urbaine.
Mais elle a également attiré son attention sur plusieurs difficultés qui demeurent.
La première concerne l’électricité. La production actuelle reste insuffisante et l’énergie n’est pas encore accessible partout. Dans certains endroits, a-t-il indiqué, les câbles font encore défaut. L’accès à l’eau potable demeure également problématique dans plusieurs quartiers où elle n’arrive pas.
Sur le plan sécuritaire, le député national note que la population constate une nette amélioration du banditisme urbain, à la suite notamment des interventions de la police et de l’armée lors des opérations de bouclage.
Toutefois, des poches résiduelles persistent et doivent encore être prises en charge. La population a également dénoncé les tracasseries sur la route nationale numéro 4, devenue, selon les témoignages recueillis, un berceau de tracasseries.
Au cours de ses nombreuses rencontres avec la jeunesse, Patrick Matata dit avoir recueilli plusieurs préoccupations liées principalement à l’emploi et à l’entrepreneuriat. Face à ces attentes, il a rappelé les opportunités mises en place par le Chef de l’État dans le cadre de son programme politique, notamment le programme « Debout Jeune Congolais », coordonné par l’ANADEC et le FOGEC.
L’élu de Kisangani a également évoqué les initiatives prises à l’Assemblée nationale, notamment la loi sur le contenu local et celle sur la sous-traitance, qui doivent permettre aux jeunes disposant d’idées et de projets de bénéficier d’un écosystème favorable à l’éclosion de nouveaux entrepreneurs.
Les jeunes ont par ailleurs soulevé la nécessité de voir le ministère de la Formation professionnelle davantage présent à Kisangani, notamment pour former et recruter des techniciens afin de développer les métiers et les compétences locales.
Autre problème porté à l’attention de Patrick Matata est la situation de certains agents et fonctionnaires de l’État. Plusieurs groupes ne sont pas encore régularisés en fonction et en grade, tandis que d’autres ne sont pas encore rémunérés correctement.
Pour le député national, l’ensemble de ces préoccupations recueillies auprès de ses bases constitue désormais une matière de plaidoyer auprès des autorités nationales. « Toutes ces questions ont été soumises et nous allons à Kinshasa faire notre plaidoyer », a-t-il déclaré.
Au cours de ce même point de presse, Patrick Matata a également abordé la question du dialogue national, qui figurait parmi les messages qu’il a portés lors de ses différentes rencontres avec ses bases, avant de répondre aux autres sujets d’actualité soulevés par les journalistes.
Rédaction
