La Coalition C64, qui regroupe plusieurs partis de l’opposition et des mouvements citoyens, maintient sa marche pacifique prévue ce mardi 15 septembre 2026 à Kisangani, malgré la décision du gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, interdisant les rassemblements de masse dans l’ensemble de la province.
Ce lundi 14 septembre, une réunion s’est tenue à l’Hôtel de ville de Kisangani entre le maire de la ville, Delly Likunde, et des représentants de la Coalition C64. Les autorités ont réitéré leurs réserves concernant la tenue de cette manifestation, notamment dans le contexte de l’épidémie d’Ebola. La coalition, elle, affirme maintenir son programme et estime avoir respecté les démarches prévues pour informer les autorités de la tenue de la marche.
À l’issue de la rencontre, Lambert Bakonda, membre de la coalition, a confirmé cette position.
« Nous venons d’échanger avec le maire de la ville, Delly Likunde, avec qui nous avons longuement discuté sur les points de l’organisation de notre marche qui est prévue ce mardi 15 septembre 2026. En tant que membres de la coalition, nous avons dit que notre marche est maintenue jusqu’à là. Pourquoi ? Parce que nous n’avons reçu aucune lettre nous demandant de surseoir à notre marche. Mais également, les raisons et arguments avancés par le maire ne tiennent pas debout », a-t-il déclaré.
Sur la question sanitaire, la C64 assure vouloir prendre des dispositions pour limiter les risques liés à la propagation du virus Ebola.
« Nous avons dit que nous allons prendre les précautions nécessaires pour respecter les mesures barrières édictées par les autorités sanitaires », a expliqué Lambert Bakonda.
La coalition affirme également avoir informé les autorités de la tenue de la manifestation depuis la semaine dernière et déplore l’absence, selon elle, d’une notification formelle lui demandant de reporter ou d’annuler la marche.
« Tant que la loi n’est pas violée, notre activité est maintenue », a-t-il ajouté.
Sur le plan politique, la C64 entend mobiliser autour de plusieurs revendications, notamment son opposition à toute modification de la Constitution susceptible, selon elle, d’ouvrir la voie à un troisième mandat présidentiel.
« Il est temps de dire non au changement de la Constitution ! Il est temps de dire non au troisième mandat ! Il est temps de dire non à cette intimidation politique ! », a lancé Lambert Bakonda, appelant la population de la Tshopo et de Kisangani à se mobiliser.
La tenue effective de cette marche reste donc incertaine. Face à l’interdiction annoncée par les autorités provinciales et aux risques sanitaires liés à l’épidémie d’Ebola, la journée du 15 septembre s’annonce particulièrement sensible à Kisangani.
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