L’objectif était d’échanger avec la population de cette commune, réunie dans la salle de la paroisse Sainte-Marthe.
Parmi les différentes couches ayant exposé leurs préoccupations à leur élu figuraient les déplacés du conflit Mbole-Lengola, hébergés sur le site de cette paroisse. Ils ont dressé un tableau alarmant de leurs conditions de vie.
Manque de nourriture, de vêtements, de médicaments et d’abris décents, ces déplacés disent vivre dans une grande précarité. Ils affirment que plus d’une centaine d’entre eux sont déjà décédés dans le camp en raison de ces conditions difficiles.
Les déplacés ont ainsi sollicité l’implication de Patrick Matata afin que l’État, notamment à travers le FONAREV, puisse faciliter leur retour dans leurs milieux d’origine. Ils souhaitent notamment recevoir directement les moyens financiers nécessaires pour reconstruire eux-mêmes leurs habitations et reprendre une vie normale.
D’autres préoccupations ont également été soulevées, notamment le retard dans les travaux de réhabilitation et de modernisation des 15 kilomètres de routes de Lubunga, l’accès limité à l’électricité, disponible principalement de 23 heures à 5 heures, les difficultés d’accès à l’eau de la REGIDESO, l’insécurité ainsi que l’absence d’éclairage public, entre autres.
La population dénonce également l’enregistrement de personnes présentées comme victimes du conflit Mbole-Lengola alors qu’elles résideraient dans d’autres communes, au détriment, selon elle, des véritables victimes de Lubunga.
Face à ces doléances, Patrick Matata a promis de porter leur plaidoyer auprès du FONAREV afin d’accélérer le processus de retour des déplacés.
« Le processus de retour, je vous dis que le coordonnateur est déjà désigné et il est ici. Il va faire un bon travail. Comme député national, nous allons l’accompagner et il va faire ce travail pour votre retour », a déclaré l’élu de Kisangani.
Rédaction
