Une semaine après la mobilisation de la Coalition de l’opposition Article 64 (C64), l’UDPS/Tshisekedi et ses alliés ont à leur tour investi la rue, mardi 22 septembre 2026, pour soutenir les institutions de la République, la loi fixant les conditions d'organisation du référendum en RDC ainsi que le dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi.
Invité de l’émission Dialogue entre Congolais sur Radio Okapi, le député national et professeur Patrick Matata Makalamba, élu de Kisangani, a qualifié cette mobilisation de particulièrement réussie . Selon lui, la participation massive du peuple à la marche de l'UDPS constitue une expression du soutien populaire au chef de l’État, aux institutions et aux réformes engagées sous son leadership.
« Le peuple s’est levé pour dire oui au président de la République, oui aux réformes qui sont conduites sous le leadership du président de la République », a-t-il déclaré, mettant notamment en avant le travail du Parlement autour de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum et le dialogue national annoncé par le chef de l’État.
Abordant le report de la marche à Kisangani et Gemena, Patrick Matata écarte toute interprétation liée à un affaiblissement politique de l’UDPS. Il explique que la décision était liée à l’épidémie d’Ebola et affirme que les populations étaient disposées à participer à la mobilisation.
« C’est mort dans l’âme que nous avons accepté de reporter nos manifestations à Kisangani, à Gemena. Le peuple était prêt à manifester », a-t-il soutenu, estimant que le respect des décisions des autorités constitue une manifestation de l’attachement de l’UDPS à l’État de droit.
S’appuyant sur ses échanges avec les habitants des six communes de Kisangani durant ses vacances parlementaires, l’élu affirme que « la population de Kisangani dit clairement qu’elle soutient le chef de l’État ».
Sur le rapport de forces entre majorité et opposition, particulièrement à Kisangani, Patrick Matata estime que l’opposition peine à proposer une alternative susceptible de mobiliser la population. « S’il y a un camp qui a peur, c’est effectivement l’opposition parce qu’elle n’arrive plus à être en osmose avec la population. Elle n’a plus rien à proposer », a-t-il déclaré.
Pour étayer son argumentaire, il cite les réformes du gouvernement, le projet de budget récemment déposé à l’Assemblée nationale et l’extension annoncée de la gratuité de l’enseignement jusqu’à la 8ᵉ année de l’éducation de base.
Incidents du 15 septembre : place aux enquêtes
Interrogé sur les violences ayant marqué la manifestation de la C64 à Kinshasa, ainsi que sur le décès rapporté d’un manifestant, le député rappelle que le ministère de la Justice a ouvert des enquêtes. Il estime que celles-ci devront permettre d’établir les circonstances et les responsabilités liées aux incidents.
Concernant enfin Beni et Uvira, il souligne les particularités sécuritaires de ces zones, notamment l’état de siège à Beni et la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Au terme de son intervention, Patrick Matata maintient ainsi que la mobilisation du 22 septembre constitue, selon lui, un signal politique en faveur de Félix-Antoine Tshisekedi, des institutions de la République et du processus de réformes engagé par le pouvoir.
Rédaction.
