En vacances parlementaires à Kisangani, son fief électoral, le député national professeur Patrick Matata Makalamba a recueilli, ce jeudi 10 septembre 2026, les préoccupations des acteurs de la société civile réunis dans la salle de la Procure, dans le cadre de son exercice de redevabilité.
Après avoir salué cette initiative, les représentants de la société civile ont soumis à l’élu de Kisangani un ensemble de problèmes qu’ils souhaitent voir portés au niveau national.
Parmi les principales préoccupations figurent les retards et difficultés de paiement des agents et fonctionnaires de l’État, le faible nombre d’agents mécanisés dans la Tshopo et les disparités salariales.
La société civile a également dénoncé l’insécurité à Kisangani, l’insuffisance des effectifs de la police, le manque de formation et d’équipements de certains éléments, et a demandé un plaidoyer auprès du VPM de l’Intérieur pour renforcer les effectifs des policiers après la formation des nouvelles recrues à Kapalata.
Elle déplore aussi les insuffisances de la justice dans la lutte contre la criminalité et réclame notamment des procès publics et des condamnations dissuasives.
Sur les infrastructures, les acteurs ont pointé la qualité de certains travaux routiers, les problèmes liés à l’attribution des marchés publics et l’arrêt du chantier de construction d'un bâtiment qui servira des logements sociaux R+3 d’ACOPRIM, dont le site serait devenu un dépotoir.
Ils ont par ailleurs dénoncé les démolitions des constructions commerciales sur les emprises publiques, en demandant que les services ayant attribué ces espaces soient également sanctionnés.
Dans l’éducation, ils ont alerté sur la situation des élèves étudiant à même le sol, à Kisangani comme à l’intérieur de la province. Ils ont aussi appelé à l’amélioration de la gouvernance, à l’unité entre élus nationaux de la Tshopo, ainsi qu’à la mise en place d’un cadre permettant à la société civile de présenter collectivement un cahier de charges commun lors du dialogue national.
Toutes ces préoccupations ont été soumises à Patrick Matata afin qu’il puisse, en sa qualité de député national, porter leur plaidoyer auprès des institutions nationales et contribuer à la recherche de solutions concrètes pour la Tshopo. L'élu du peuple a noté chacune de ses préoccupations.
Rédaction
