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Blocage au FRIVAO : l’honorable Patrick Matata exige la fin de l’immobilisme et le respect du décret fondateur

Rédaction
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Le député national Professeur Patrick Matata Makalamba, élu de la ville de Kisangani, vient de s'exprimer sur le dossier du FRIVAO dont sa situation actuelle révolte notamment les victimes.

Dans un communiqué parvenu à La Cloche du Congo, ce vendredi 20 février, l'élu de Kisangani tire la sonnette d’alarme face à l’impasse observée au FRIVAO, près d’un an de ralentissement des activités de cet établissement.

Selon lui, l’immobilisme qui caractérise actuellement la gestion du FRIVAO inquiète profondément les victimes des actes illicites commis par les armées ougandaise et rwandaise dans l'espace Grande Orientale. La récente manifestation des victimes, le 17 février dernier, en est la preuve. « Les stigmates des violences restent encore vifs », rappelle-t-il, évoquant une souffrance toujours palpable dans les communautés affectées.

Le député pointe du doigt ce qu’il qualifie d’immixtion exagérée du ministère de la Justice dans la gestion quotidienne de cet établissement public à caractère social. 

Une situation qu’il estime contraire à l’esprit du décret n°19/20 du 13 décembre 2019, qui confère au FRIVAO une mission d’indépendance, d’équité et de transparence dans la gestion des fonds alloués à la RDC par l’Ouganda.

Plus grave encore, l'honorable Patrick Matata Makalamba dénonce les démarches visant à déplacer les organes de gestion du FRIVAO de Kisangani vers Kinshasa, en violation de l’article 3 du même décret, qui fixe pourtant son siège dans la ville martyre. 

Pour l’élu de Kisangani, cette délocalisation fragilise le processus d’indemnisation et éloigne davantage les victimes de leurs droits.

Il s’interroge également sur la composition actuelle du Conseil d’administration. Selon lui, certaines nominations ne respectent ni la lettre ni l’esprit du décret, avec des membres « sans histoire avec les atrocités » et sans réelle proximité avec les victimes.

Face à cette situation, l’honorable Patrick Matata formule quatre exigences claires : le respect strict des principes d’indépendance, d’équité et de transparence ; la réouverture effective des bureaux du FRIVAO à Kisangani pour poursuivre l’indemnisation sur place ; l’extension des activités à Bunia, Buta et Isiro afin d’identifier d’autres victimes ; et enfin, le démarrage des travaux d’indemnisation collective, notamment la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Tshopo 1, projet jugé vital sur les plans économique et social.

À travers cette prise de position, le député national se pose en défenseur des victimes et appelle les autorités à « corriger les dérives » pour restaurer la confiance entre FRIVAO et les victimes. Pour lui, le FRIVAO doit redevenir un instrument de justice réparatrice, et non un symbole de blocage administratif.

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