La Fondation Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi est sortie de son silence. Au cours d’un point de presse tenu à Kisangani, ce mardi 17 février 2026, le coordonnateur national de cette structure Trésor Botamba Ahuka, a dénoncé ce qu’il qualifie d’« acharnement politique et populaire » contre le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi.
Au centre de la polémique : un léger retard dans le paiement des salaires des fonctionnaires. Pour la Fondation, réduire la situation à une simple défaillance individuelle serait une lecture « simpliste » d’une réalité économique et sécuritaire autrement plus complexe.
La RDC traverse, selon la Fondation, une période de fortes turbulences. Entre les impératifs sécuritaires à l’Est du pays, la stabilisation macroéconomique et les attentes sociales pressantes, la gestion des finances publiques relèverait d’un véritable exercice d’équilibriste.
La régularisation massive des enseignants et du personnel de santé dans le cadre de la gratuité de l’enseignement et de la couverture santé a considérablement alourdi la masse salariale. À cela s’ajoutent des dépenses sécuritaires accrues et des ajustements dans le secteur de la justice.
Dans ce contexte, pointer le ministre des Finances pour un retard ponctuel reviendrait, selon Trésor Botamba Ahuka, à ignorer les contraintes structurelles qui pèsent sur le Trésor public.
La Fondation rappelle que plusieurs réformes sont en cours sous l’impulsion du ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi. Parmi elles : le recensement biométrique pour éliminer les agents fictifs, la rationalisation des dépenses publiques et le renforcement des mécanismes de contrôle.
Autant de chantiers qui demandent du temps, de la rigueur et une coordination soutenue.
Pour le coordonnateur national de la Fondation Doudou Fwamba Likunde de la Fondation, ces mesures visent à garantir, sur le long terme, la régularité des paiements et la soutenabilité des finances publiques.
La Fondation reconnaît que la critique est un droit dans toute démocratie. Mais elle estime qu’elle perd de sa pertinence lorsqu’elle se transforme en procès d’intention.
Selon elle, certaines attaques virulentes traduiraient aussi des résistances liées à la fin de pratiques anciennes et à un environnement financier désormais plus rigoureux.
« La critique gagne en crédibilité lorsqu’elle s’appuie sur des faits vérifiables », a insisté le coordonnateur national, appelant à une analyse dépassionnée de la situation.
Dans un pays confronté à des défis sécuritaires majeurs, la Fondation appelle à privilégier la cohésion nationale. Elle s’inquiète notamment de la virulence de certaines attaques provenant de ressortissants de la Tshopo, province d’origine du ministre.
Pour Trésor Botamba Ahuka, exprimer des inquiétudes est légitime, surtout lorsqu’il s’agit du paiement des salaires. Mais transformer ces préoccupations en campagnes de dénigrement public fragilise davantage la cohésion collective.
« L’histoire enseigne que les nations ne se fragilisent pas uniquement sous les coups venus de l’extérieur ; elles peuvent aussi vaciller sous le poids de leurs propres divisions », a-t-il déclaré.
La Fondation estime que le moment appelle moins à l’exacerbation des rivalités qu’à un sursaut de maturité collective.
Rédaction.
