Dans un contexte sécuritaire toujours fragile en Ituri, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent des avancées significatives dans leur offensive contre les groupes armés locaux.
Une opération ciblée contre le mouvement CRP a permis l’interpellation de 49 combattants, la reddition volontaire d’environ une centaine d’éléments et la saisie d’un important arsenal estimé à près de 500 armes.
Au-delà du bilan chiffré, cette action militaire met en lumière la stratégie actuelle de l’armée : combiner pression opérationnelle et incitation à la reddition afin de réduire progressivement le potentiel militaire des milices. La récupération d’un tel volume d’armes constitue un enjeu majeur, dans une province où la circulation d’armements alimente les violences communautaires et les attaques contre les civils.
Le CRP, présenté par les sources sécuritaires comme un groupe armé actif dans plusieurs zones de l’Ituri, est souvent associé à l’ex-chef milicien Thomas Lubanga.Sa présence s’inscrit dans un paysage sécuritaire complexe, marqué par la prolifération de groupes locaux, la compétition pour le contrôle des terres et des ressources, ainsi que la faiblesse persistante de l’autorité étatique dans certaines zones rurales.
Pour les autorités militaires, ces résultats traduisent une montée en puissance des opérations de stabilisation et un effort soutenu pour reprendre le contrôle des territoires.
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