Un nouveau vent souffle sur le secteur agricole en République démocratique du Congo, sous l’impulsion du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et du ministre d’État en charge de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi.
En séjour officiel dans la province de la Tshopo, une délégation du ministère national de l’Agriculture et Sécurité alimentaire a réuni, samedi 21 février, au Centre d’accueil Rwenzori à Kisangani, universitaires, techniciens, coopératives et journalistes autour d’une conférence d’échanges consacrée à la campagne agricole 2025-2026.
L’objectif était de sensibiliser les acteurs du secteur agricole de la Tshopo à la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur « la revanche du sol sur le sous-sol », mise en œuvre par le ministre d’État en charge de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi.
L'ambition de faire de l’agriculture le moteur principal du développement national, était au cœur des discussions.
Intervenant au cours de cette rencontre, Gisèle Bombele, conseillère en charge des Agrégats agricoles au sein du cabinet du ministère, a présenté les avancées enregistrées et rappelé les trois leviers qui structurent l’ambition présidentielle pour le secteur agricole :
La souveraineté alimentaire, qui vise à produire suffisamment pour nourrir la population et réduire la dépendance aux importations ; Le développement durable, fondé sur la modernisation des pratiques agricoles dans le respect de l’environnement et La création d’emplois, destinée à faire du secteur agricole un véritable vivier d’opportunités pour la jeunesse.
Pour concrétiser cette vision, le ministre Muhindo Nzangi a engagé une « révolution agricole agressive », a expliqué la conseillère.
Cette approche repose sur l’accélération des réformes, la mobilisation accrue des moyens, l’assainissement du climat des affaires agricoles et le meilleur encadrement des acteurs agricoles.
Parmi les chantiers en cours présentés par Gisèle Bombele figurent :
L’adoption prochaine d’une loi phytosanitaire et d’une loi semencière ; La révision de la loi agricole de 2011, déjà déposée à l’Assemblée nationale ; La mise en place d’un cadastre agricole afin de sécuriser les terres arables, avec une priorité accordée aux nationaux, tout en rassurant les investisseurs et La création du Fonds national de développement agricole (FONADA), actuellement en cours de formalisation.
L’objectif affiché est de structurer durablement le secteur et d’attirer davantage d’investissements.
Selon la conseillère Gisèle Bombele, la mission dans la Tshopo s’inscrit dans la deuxième phase de la campagne agricole : le diagnostic du secteur.
Des équipes ont déjà parcouru les sept territoires de la province afin de collecter des données fiables. L’enjeu est de mieux organiser la distribution des intrants agricoles, des semences améliorées, des fertilisants et des tracteurs annoncés lors du lancement officiel de la campagne en août dernier par le Chef de l’État.
Avec son immense potentiel foncier, la Tshopo est considérée comme un maillon stratégique dans la quête de souveraineté alimentaire nationale.
Face à une agriculture majoritairement familiale, le ministère encourage la mutualisation des producteurs en coopératives afin d’accroître la production.
Un audit organisationnel est en cours au sein de l’administration agricole provinciale. Il concerne également la CAAPSA de Bafwasende et l’INERA, appelés à jouer un rôle clé dans la relance du secteur, a dit Gisèle Bombele.
La rencontre s’est clôturée par un jeu de questions-réponses entre les participants et la délégation du ministère national de l'agriculture et Sécurité Alimentaire.
Rédaction.
