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Kinshasa : des pluies diluviennes causent d’importants dégâts dans plusieurs quartiers

Rédaction
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Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Kinshasa le vendredi 20 février ont mis en lumière la vulnérabilité croissante de la capitale face aux aléas climatiques. 

Au-delà du bilan humain  deux décès enregistrés dans la commune de Mont-Ngafula  ces intempéries relancent la question de la résilience urbaine et de la gestion des zones à risque.

Une ville exposée aux catastrophes naturelles
Dès les premières heures de la matinée, plusieurs quartiers se sont retrouvés sous les eaux, notamment dans les communes de Selembao et Lemba. Les débordements de la rivière Makelele ont entraîné l’évacuation de nombreuses familles, contraintes d’abandonner leurs habitations envahies par les eaux.

Dans les zones collinaires, les sols gorgés d’eau ont favorisé les effondrements de murs et la progression des têtes d’érosion, accentuant les risques pour les habitations construites sur des terrains instables.

Le drame survenu à Mont-Ngafula illustre la fragilité des constructions dans certaines zones périphériques. L’effondrement d’une maison, consécutif à l’affaissement du sol, a coûté la vie à deux membres d’une même famille.

 Cet incident met en évidence les dangers liés à l’occupation de sites non viabilisés et au manque de normes de construction adaptées aux réalités climatiques locales.

À Selembao, le quartier Mwanantukulu reste l’un des plus touchés par la montée des eaux.

 Plusieurs habitations demeurent inaccessibles, tandis que les populations sinistrées cherchent refuge auprès de proches ou dans des structures d’accueil improvisées.

À Lemba, la progression rapide des érosions dans les quartiers Mbaza Lemba, Livulu et Salongo fait craindre de nouveaux effondrements.

 Les autorités locales évoquent une situation préoccupante et appellent à des mesures urgentes pour sécuriser les zones menacées.

Ces événements mettent en évidence les limites des infrastructures de drainage et les conséquences de l’urbanisation non planifiée.

 L’occupation des lits des rivières, l’absence de caniveaux fonctionnels et la construction dans des zones à haut risque aggravent l’impact des pluies, même lorsqu’elles ne dépassent pas les moyennes saisonnières.

Les spécialistes soulignent que la répétition de ces catastrophes impose une approche préventive  cartographie des zones inondables, relocalisation des populations exposées, renforcement des ouvrages de drainage et contrôle de l’urbanisation.

Franck Yenga

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