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RDC – Guerre dans l’Est : plus de 17 284 ménages trouvent refuge à Kisangani (Comité des déplacés)

Rédaction
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La guerre qui ravage l’Est de la République démocratique du Congo ne se limite plus aux champs de bataille. Elle projette son ombre sur Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, transformée en lieu de refuge pour des milliers de familles en détresse.

Depuis plusieurs mois, la ville fait face à un afflux sans précédent de déplacés de guerre. Une situation inédite dans son histoire récente, qui bouleverse son équilibre social et économique.

Selon Roger Kitima Amuri, président du comité des déplacés de l’Est, qui s'est confié à la presse ce mercredi 18 février, après une rencontre avec les acteurs de la société  civile, 17 284 ménages avaient déjà été recensés en avril 2025. Un chiffre aujourd’hui dépassé, puisque les arrivées continuent.

Ces familles proviennent principalement du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Maniema et de l’Ituri. Au Nord et au Sud-Kivu, elles ont fui les affrontements opposant les FARDC, appuyées par les Wazalendo, aux rebelles de l’AFC-M23, soutenus par l’armée rwandaise.

Dans le Maniema, notamment à Lubutu et Punia, l’avancée des rebelles et la chute de certaines localités comme Walikale ont précipité l’exode. En Ituri, les violences répétées des groupes armés ont contraint des milliers de civils à abandonner leurs villages.

À leur arrivée à Kisangani, l’espoir d’un répit se heurte à une réalité difficile. Beaucoup sont hébergés par des familles d’accueil déjà vulnérables. D’autres louent des maisons ou des chambres d’hôtel, souvent à des prix devenus inaccessibles. 

Certains vivent dans une précarité extrême, sans assistance régulière. Cette pression démographique a des répercussions visibles. Les loyers flambent. Les logements se raréfient. Des cas d’insécurité attribués à des bandits armés sont signalés dans plusieurs quartiers, alimentant un climat d’inquiétude.

Selon le président du comité des déplacés de l'Est, plusieurs personnes auraient déjà perdu la vie faute de prise en charge adéquate.

Malgré l’ampleur du drame, la mobilisation humanitaire reste quasi-absente. Les partenaires tardent à répondre à une crise qui s’aggrave de jour en jour. Kisangani, longtemps considérée comme relativement stable, se retrouve aujourd’hui en première ligne des conséquences humanitaires.


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