À Kisangani comme dans plusieurs territoires de la province de la Tshopo, la consommation abusive du tramadol par des jeunes prend des proportions alarmantes.
Face à cette dérive aux conséquences parfois mortelles, le député provincial Grâce Likaka hausse le ton et interpelle fermement le gouvernement provincial.
Dans une déclaration faite à La Cloche du Congo ce mercredi 18 février, l’élu d’Isangi n’a pas caché sa profonde indignation. Pour lui, la banalisation de ce médicament constitue une menace grave pour la santé publique et l’avenir de la jeunesse.
« Le tramadol est un médicament qui doit être pris uniquement sur ordre et directive d’un personnel soignant. Je suis offusqué de constater que beaucoup de jeunes consomment ce produit sans aucune autorisation médicale. Cela engendre plusieurs conséquences graves et révèle une véritable anarchie dans le secteur de la santé », a dénoncé le député.
Selon l'honorable Grâce Likaka, cette situation a déjà coûté la vie à plusieurs jeunes à Kisangani et dans d’autres entités de la Tshopo. Un drame humain qui, à ses yeux, aurait pu être évité si des mesures rigoureuses avaient été prises à temps.
Engagé et constant dans la défense des intérêts de la population, le député provincial Grâce Likaka se distingue une fois de plus par son devoir politique. Fidèle à son rôle de représentant du peuple, il refuse de rester silencieux face à un fléau qui fragilise toute une génération.
« Nous devons tous nous mobiliser pour éveiller la conscience de notre jeunesse, car elle constitue l’avenir de notre nation. Le pouvoir public a l’obligation de protéger la jeunesse contre toute atteinte à sa santé, à son éducation et à son développement intégral, comme le stipule l’article 42 de la Constitution », a-t-il rappelé avec fermeté.
Dans la foulée, Grâce Likaka appelle à des décisions urgentes et concrètes. Il demande au gouvernement provincial, en particulier au ministre provincial de la Santé et à la Division provinciale de la santé, de prendre leurs responsabilités.
Il propose une interdiction sans délai de la commercialisation du tramadol dans les boutiques et pharmacies de la province. « Seules les structures sanitaires dûment reconnues devraient être autorisées à détenir et administrer ce produit », insiste-t-il.
Alors que les alertes se multiplient et que des familles pleurent déjà leurs enfants, l’absence de mesures fortes dérange l'élu d'Isangi.
Rédaction
