La tentative d’attaque aux drones kamikazes contre l’aéroport international de Bangboka, à Kisangani, continue de provoquer de vives réactions au sein de la classe politique de la province de la Tshopo.
Parmi les réactions les plus percutantes figure celle du député national Professeur Patrick Matata Makalamba, élu de la ville de Kisangani. Qui dans un communiqué, daté du lundi 2 février, parvenu à la rédaction de La Loche du Congo exprime son indignation et sa condamnation ferme.
Dans sa déclaration, l’élu de Kisangani se dit profondément consterné par cette attaque, survenue entre le 31 janvier et le 1er février 2026, à l’aide de drones kamikazes chargés de munitions non conventionnelles. Il attribue cette tentative à l’armée rwandaise, qu’il accuse d’une agression persistante contre la République démocratique du Congo.
Patrick Matata Makalamba rappelle que Kisangani reste une ville lourdement marquée par les violences du passé, notamment celles de la fin des années 1990. Selon lui, cette nouvelle attaque ravive des blessures encore ouvertes au sein de nombreuses familles et réveille la crainte de voir la ville replonger dans des épisodes tragiques.
Le député national dénonce ainsi ce qu’il qualifie de barbarie récurrente, rejetant toute tentative de déstabilisation menée sous différentes appellations, notamment à travers des mouvements armés supplétifs.
Dans le même communiqué, l'honorable Patrick Matata Makalamba salue la détermination du Commandant suprême des FARDC, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il félicite les forces de défense et de sécurité pour avoir déjoué cette attaque en neutralisant plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
L’élu de Kisangani appelle par ailleurs le Gouvernement de la République à renforcer davantage les dispositifs sécuritaires dans la ville et ses environs, afin de prévenir toute nouvelle tentative de menace contre les populations civiles et les infrastructures stratégiques.
Enfin, Patrick Matata Makalamba exhorte la population boyomaise à demeurer vigilante et à collaborer étroitement avec les autorités et les services de sécurité, en signalant tout mouvement suspect.
Pour lui, la sécurité de Kisangani repose sur une mobilisation collective et une responsabilité partagée.
Rédaction.
