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Nord-Kivu : plusieurs morts dans un nouveau drame minier à Rubaya

Rédaction
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Un nouveau drame illustre la dangerosité de l’exploitation minière artisanale dans l’est de la République démocratique du Congo

Un glissement de terrain survenu dans la nuit du 6 au 7 mars sur un site minier de Rubaya, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu), a provoqué la mort de plusieurs personnes et fait de nombreux blessés.

Selon un communiqué publié le 8 mars par le gouvernement congolais, le drame s’est produit aux environs de 4 heures du matin sur le site minier de Gakombe, également appelé Gatambi Kalambairo. Le glissement de terrain a enseveli plusieurs galeries d’exploitation artisanale situées dans le périmètre du permis d’exploitation PE-16159, appartenant à la Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA).

Pluies, exploitation anarchique et insécurité
D’après les premières informations, la catastrophe serait survenue après de fortes pluies dans une zone où l’activité minière est pratiquée de manière intensive, souvent en dehors de tout cadre légal et sans respect des normes de sécurité.

Les autorités congolaises accusent par ailleurs la coalition AFC/M23, qu’elles affirment soutenue par le Rwanda, d’organiser et d’encadrer l’exploitation clandestine de minerais dans cette zone riche en ressources.
Le bilan provisoire fait état de plusieurs morts, parmi lesquels figureraient des nourrissons et des enfants. 

Plusieurs personnes ont également été blessées, tandis que des habitations situées à proximité du site, dans le village de Kalambairo, ont subi d’importants dégâts matériels. Sur place, la population reste sous le choc.

L’accès au site du drame demeure toutefois limité en raison de l’insécurité persistante dans cette partie du territoire de Masisi, où opèrent des éléments de la coalition M23/AFC/RDF. Cette situation rend difficile l’établissement d’un bilan précis et indépendant.

Kinshasa indique également que ce drame s’inscrit dans une série noire. Deux catastrophes similaires avaient déjà été enregistrées les 28 janvier et 3 mars 2026 dans les mêmes zones minières.

Selon les autorités congolaises, ces incidents successifs auraient déjà coûté la vie à plusieurs centaines de personnes en l’espace de 37 jours, la plupart étant des creuseurs artisanaux contraints de travailler dans des conditions extrêmement précaires et dangereuses.

Le gouvernement rappelle que le périmètre minier de Rubaya est officiellement classé « zone rouge », où toute activité d’exploitation, de transformation ou de commercialisation des minerais est strictement interdite.
Kinshasa dénonce un système structuré d’exploitation illégale des ressources naturelles et affirme vouloir poursuivre les responsables devant la justice.

Dans ce contexte, les autorités congolaises appellent également la communauté internationale à prendre la pleine mesure de cette tragédie humaine et à soutenir les efforts visant à mettre fin à l’exploitation illicite des minerais dans l’est du pays.

Franck Yenga

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