Bien que la crise politique qui a secoué la province de la Tshopo au second semestre 2025 ait été officiellement résolue grâce à l’intervention des autorités nationales et des notables de la province, ses séquelles continuent de se faire sentir, particulièrement au sein de l’Assemblée provinciale.
Si, en apparence, l’exécutif et l’Assemblée provinciale affichent une image de réconciliation et de coopération dans l’intérêt de la province, la réalité interne est tout autre.
Les tensions persistantes entre les deux camps formés pendant la crise d’une part, les députés réclamant le départ du gouverneur Paulin Lendongolia, et d’autre part, ceux qui le soutenaient continuent de miner le climat au sein de l’hémicycle.
Cette méfiance se traduit par des comportements visibles : certains députés refusent encore de se parler, tandis que d’autres s’affrontent verbalement en public. Le dernier incident en date remonte à la plénière du mardi 5 mai, interrompue à la suite d’échanges houleux entre plusieurs députés.
Les disputes, souvent accompagnées de propos humiliants, ont éclaté sur plusieurs sujets, allant d’un simple salut refusé à des reproches liés à la présentation du procès-verbal d’une séance précédente.
Ces conflits dépassent parfois les murs de l’Assemblée. Lors du lancement des travaux de réhabilitation et de modernisation de 15,22 kilomètres de routes dans la commune de Lubunga, un député a publiquement refusé de saluer le président de l’Assemblée provinciale, brisant ainsi une tradition protocolaire.
Ces comportements révèlent que, pour certains acteurs, la crise politique demeure vivace dans les esprits. Face à cette situation, les observateurs s’interrogent : un nouvel « accord d’Hilton » serait-il nécessaire pour pacifier durablement les relations entre les élus ?
Les autorités nationales et les notables ont, de toute évidence, encore beaucoup à faire pour restaurer une véritable cohésion au sein de l’Assemblée.
Rédaction
