Le Président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a fait interpeller trois personnes prises en flagrant délit d’exploitation illégale de bois dans l’aire protégée de la Boucle de la Tshopo, située sur la rive droite de la rivière Tshopo, en face du jardin zoologique de Kisangani et à proximité du barrage de la SNEL.
Les faits ont été constatés lors d’une descente de terrain effectuée par le Président de l’Assemblée provinciale dans cet axe, au cours de laquelle des individus ont été surpris en train de transformer du bois en violation des dispositions légales en vigueur.
Les personnes interpellées comprennent un jeune homme se présentant comme ayant droit (kumu), qui aurait donné l’ordre d’exploitation, la propriétaire de la machine de transformation ainsi que l’opérateur de l’engin. Elles ont été conduites au commissariat urbain de la Police nationale congolaise à Kisangani.
Sur place, le Président de l’Assemblée provinciale s’est entretenu avec le commandant ville de la PNC, le colonel Guy Biabongo, avant de mettre les suspects à la disposition des services de police pour des enquêtes approfondies.
Dans un souci de clarification, Mateus Kanga Londimo a également fait venir le coordonnateur provincial de l’Environnement ainsi que de la Ministre provinciale en charge du secteur. Ces derniers ont indiqué n’avoir délivré aucune autorisation d’exploitation dans cette aire protégée.
Cette intervention intervient dans un contexte où la Boucle de la Tshopo fait l’objet de mesures de protection, à la suite de la suspension d’un arrêté de lotissement, en attendant la mise en place d’une commission mixte composée de l’Assemblée provinciale, du gouvernement provincial et des services fonciers.
Les personnes interpellées devront répondre de leurs actes si les faits d’exploitation illégale sont établis, conformément à la législation en vigueur.
Le Président de l’Assemblée provinciale a appelé la population à la vigilance et à la protection des ressources naturelles.
« Si nous ne protégeons pas nous-mêmes notre patrimoine, personne ne viendra le faire à notre place », a-t-il déclaré, invitant les citoyens à dénoncer toute exploitation illicite dans les zones protégées.
*Cellule de communication de l’Assemblée provinciale*
