Au lendemain du sit-in organisé devant le Palais du Peuple, le vendredi 12 juin, par la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), qui regroupe plusieurs partis politiques de l’opposition congolaise, le gouvernement de la République démocratique du Congo a fermement condamné les incidents enregistrés lors de cette manifestation.
Tout en déplorant ces événements, l’Exécutif réaffirme son attachement aux libertés publiques garanties par la Constitution.
Dans un communiqué officiel publié ce samedi 13 juin 2026 par le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le gouvernement fait état d’un bilan marqué par plusieurs blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre, ainsi que par d’importants dégâts matériels.
Selon les informations communiquées par les autorités urbaines, plusieurs véhicules ont été incendiés et des biens publics comme privés ont subi d’importantes dégradations au cours des incidents survenus dans la capitale.
Face à cette situation, le gouvernement indique que le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a engagé des échanges avec les responsables des formations politiques concernées afin d’évaluer les circonstances des incidents et leurs conséquences.
Tout en condamnant les violences observées, le gouvernement rappelle que la liberté d’expression, la liberté de réunion ainsi que le droit de manifester pacifiquement sont garantis par la Constitution. Il souligne toutefois que l’exercice de ces droits doit s’inscrire dans le respect des lois de la République, de l’ordre public ainsi que de la sécurité des personnes et des biens.
L’Exécutif annonce par ailleurs l’ouverture de vérifications approfondies afin d’établir avec précision les responsabilités et les circonstances ayant entouré ces incidents. « Les services compétents ont été instruits de procéder à toutes les investigations nécessaires dans le strict respect de la loi », précise le communiqué.
Enfin, le gouvernement appelle l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile à faire preuve de retenue et de responsabilité. Il réaffirme sa volonté de privilégier la concertation à travers les mécanismes légaux, institutionnels et républicains, tout en maintenant son engagement à garantir la sécurité des citoyens, à préserver l’ordre public et à renforcer la cohésion nationale.
Rédaction
