Le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Modernisation et Innovation du service public, Jean-Pierre Lihau, s'est présenté dans l'après-midi de ce samedi 13 juin 2026, devant la représentation nationale pour répondre à une question d'actualité initiée par le député national Patrick Matata Makalamba, élu de Kisangani.
Au cœur de cette interpellation parlementaire figure une préoccupation majeure : la maîtrise des effectifs des agents de carrière des services publics de l'État et l'évolution préoccupante de la masse salariale de l'administration publique.
Dans sa question soigneusement rédigée, l'honorable Patrick Matata rappelle que le ministère de la Fonction publique a notamment pour mission de maîtriser les effectifs, d'assurer le recensement périodique des agents publics et de suivre les dépenses liées à leur rémunération.
L'élu de Kisangani souligne cependant que, malgré les nombreuses opérations de recensement et de contrôle menées au cours des deux dernières décennies, les résultats escomptés tardent à se concrétiser.
Il évoque notamment les alertes lancées par la Première ministre à la fin de l'année 2025 sur une masse salariale devenue particulièrement lourde pour les finances publiques.
Le parlementaire fait également référence aux orientations du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui avait ordonné, lors du Conseil des ministres du 20 février 2026, un audit approfondi de l'état liquidatif de la paie afin de contenir les pressions exercées sur la trésorerie de l'État par l'accroissement continu de la masse salariale.
Autre sujet d'inquiétude soulevé est les retards récurrents dans le paiement des salaires des fonctionnaires observés depuis plusieurs mois, une situation qui alimente le mécontentement social au sein de l'administration publique.
Face à ces préoccupations, Patrick Matata demande au vice-Premier ministre de préciser si son ministère est parvenu à maîtriser les effectifs des agents publics. Il souhaite également connaître l'évolution des effectifs et de la masse salariale entre son entrée en fonction et le premier trimestre 2026.
Le député s'interroge par ailleurs sur un paradoxe souvent dénoncé par l'opinion publique : malgré les opérations de contrôle régulièrement organisées, les effectifs continuent d'augmenter alors que de nombreux observateurs évoquent la présence de non-ayants droit dans les listings de paie, tandis que certains agents légalement éligibles restent encore exclus de toute prise en charge.
Enfin, l'élu de Kisangani attend du gouvernement des solutions concrètes et durables pour mettre un terme à ce problème devenu un enjeu majeur de gouvernance et de gestion des finances publiques.
Rédaction.
