La session ordinaire de mars 2026 de l'Assemblée provinciale de la Tshopo s'est officiellement clôturée ce lundi 29 juin.
À cette occasion, le président de cette institution, Dr Mateus Kanga Londimo, a dressé un état des lieux de la province, insistant sur la gestion des finances publiques, la lutte contre les interférences administratives et les mesures destinées à soulager les populations confrontées à la cherté de la vie.
Dans son discours de clôture, le président de l'Assemblée a rappelé que, malgré son immense potentiel économique, la Tshopo peine encore à amorcer son développement en raison d'une mobilisation insuffisante des ressources et de pratiques qui fragilisent la gestion des finances publiques.
« Les recettes de la province n'appartiennent ni à une institution, ni aux responsables publics, ni à un groupe d'individus. Elles appartiennent aux contribuables, c'est-à-dire à la population de la Tshopo. Elles doivent servir à financer les routes, les écoles, les centres de santé, les ponts, l'agriculture, la sécurité et toutes les politiques destinées à améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. Toute interférence dans la mobilisation des recettes ou dans l'exécution des dépenses publiques affaiblit nos institutions, compromet le développement et nourrit la méfiance des citoyens envers l'État », a déclaré Dr Mateus Kanga Londimo.
Pour mettre fin à ces dérives, l'Assemblée provinciale a adopté une résolution interdisant toute forme d'interférence dans la mobilisation des recettes provinciales, y compris de la part des députés provinciaux. Le président de l'Assemblée a appelé l'exécutif provincial et les services concernés à appliquer rigoureusement cette décision, estimant que des réformes profondes sont indispensables pour préserver les finances de la province.
Abordant la situation sociale, Dr Mateus Kanga Londimo s'est également inquiété de la flambée des prix des produits de première nécessité, des carburants, des denrées alimentaires et du transport, qui érode fortement le pouvoir d'achat des ménages.
« Aujourd'hui, de nombreuses familles vivent sous la pression d'une conjoncture économique particulièrement difficile. Pour beaucoup de ménages, satisfaire les besoins les plus élémentaires est devenu un véritable défi. Face à cette réalité, l'Assemblée provinciale a plaidé auprès du gouvernement provincial pour la suspension provisoire de certaines taxes afin d'alléger le coût de la vie. Nous encourageons l'exécutif à poursuivre toutes les mesures susceptibles de soutenir le pouvoir d'achat de la population et d'accompagner les opérateurs économiques dans un climat favorable à la relance des activités », a-t-il souligné.
Rédaction.
