Le président du Conseil communal de Makiso et président du Collectif des conseillers communaux de la ville de Kisangani, Comète Maboko Yoka, a réaffirmé son soutien au projet de changement de la Constitution du 18 février 2006.
Il l’a fait savoir ce samedi 25 juillet 2026, lors du Grand débat de la jeunesse de la Tshopo consacré aux réformes constitutionnelles, organisé par le Conseil provincial de la jeunesse de la Tshopo dans la salle des séances plénières de l’Assemblée provinciale.
Au cours de cette rencontre, l’élu municipal a défendu la nécessité pour la République démocratique du Congo de se doter d’un nouveau texte fondamental, capable de répondre davantage aux réalités actuelles du pays et aux défis de son développement.
Après avoir suivi avec attention les différentes interventions des partisans et des opposants à la réforme, Comète Maboko Yoka a choisi d’intervenir en profondeur dans le débat en questionnant les arguments avancés contre le changement de la
Loi fondamentale de la RDC « Je suis pour le changement de la Constitution », a-t-il déclaré d’entrée, avant de poser plusieurs interrogations destinées, selon lui, à enrichir la réflexion collective.
S’appuyant sur l’histoire constitutionnelle de la RDC, il a notamment questionné l’existence éventuelle des dispositions verrouillées dans les Constitutions de 1964 et de 1967, estimant qu’une analyse historique s’impose avant de considérer la Constitution actuelle comme un texte définitif et immuable.
Le président du Conseil communal de Makiso a également rejeté l’argument selon lequel la situation sécuritaire du pays constituerait un obstacle à toute réforme constitutionnelle. Pour lui, même si certaines zones du territoire national connaissent des violences, il serait inexact d’affirmer que toute la République est en situation de guerre. Il a rappelé à cet effet que la RDC a déjà organisé des processus électoraux dans des contextes difficiles, démontrant ainsi la capacité des institutions à fonctionner malgré les contraintes.
Au-delà de la question sécuritaire, Comète Maboko Yoka a insisté sur la nécessité d’évaluer les limites du texte constitutionnel adopté en 2006 après près de deux décennies d’application. Selon lui, le débat ne doit pas se limiter à la question du mandat présidentiel, mais doit également porter sur l’ensemble des mécanismes institutionnels qui nécessitent aujourd’hui des ajustements.
Abordant notamment la décentralisation, il a estimé que plusieurs dispositions doivent être repensées afin d’améliorer le fonctionnement de l’État et de mieux répondre aux réalités administratives, politiques et sociales du pays.
Pour lui, une éventuelle réforme constitutionnelle doit avant tout viser le renforcement des institutions, l’efficacité de l’action publique et la consolidation de l’unité nationale.
Dans une intervention percutante, Comète Maboko Yoka a appelé les Congolais à dépasser les clivages politiques et les intérêts partisans. Il a insisté sur le fait que la question constitutionnelle doit être abordée comme une réflexion nationale sur l’avenir de la République démocratique du Congo, et non comme un simple affrontement politique.
En conclusion, le président du Conseil communal de Makiso a invité les jeunes à analyser le projet de réforme avec responsabilité et objectivité. Pour lui, le changement de la Constitution constitue une occasion de corriger les insuffisances du cadre institutionnel actuel et de mettre en place un système plus adapté aux ambitions de développement et de stabilité de la RDC.
Rédaction
