Entre insécurité, difficultés de traversée et tensions autour de l’exploitation minière, une tribune citoyenne hausse le ton et appelle les autorités à prendre leurs responsabilités face aux préoccupations de la population du Bas-Uele.
Le ton monte dans la province du Bas-Uele. Dans une tribune présentée comme une démarche de contrôle citoyen, Maître Stelac Ebuda interpelle les responsables politiques sur plusieurs préoccupations qui, selon lui, affectent profondément les populations locales : insécurité, actes criminels, incendies signalés dans certains sites miniers, tensions autour des carrières et difficultés de déplacement.
Sous le titre « Bas-Uele : assez de complicité ! Quand les politiques couvrent les criminels et pillent le peuple », l’auteur estime que la population ne peut plus rester silencieuse face à une situation qu’il juge préoccupante.
Dans son réquisitoire citoyen, Maître Stelac Ebuda dénonce ce qu’il considère comme une forme de silence politique face aux difficultés vécues par les populations.
Il interpelle notamment les autorités provinciales sur leur responsabilité en matière de sécurité et les parlementaires sur leur mission de contrôle de l’action gouvernementale.
Pour l’auteur, les élus doivent davantage se consacrer à la défense de l’intérêt général et à la recherche de solutions concrètes aux problèmes de la population.
La tribune fait état d’actes de violence, de rançonnements et d’incendies qui seraient signalés dans certaines zones de la province.
L’auteur demande aux autorités compétentes d’identifier les auteurs présumés de ces actes, de procéder aux arrestations nécessaires dans le strict respect de la loi et de les présenter devant la justice.
Il estime que le maintien de l’ordre et la protection des personnes et de leurs biens constituent une responsabilité fondamentale de l’État.
Les faits et accusations rapportés dans cette tribune devront toutefois être documentés et confrontés aux versions des autorités et des personnes éventuellement mises en cause.
Au-delà de l’insécurité, la tribune dénonce également les tensions qui entoureraient certaines activités minières artisanales.
Maître Stelac Ebuda accuse certains acteurs politiques de chercher à exercer une influence sur les carrières et sur les revenus des exploitants miniers artisanaux.
Il dénonce notamment ce qu’il présente comme des tentatives d’éviction, d’intimidation ou de perturbation des activités des exploitants locaux.
Des accusations particulièrement graves qui, là encore, nécessitent des éléments vérifiables et les réactions des personnes concernées.
L’auteur appelle les élus à respecter leur mandat institutionnel et à éviter toute confusion entre leurs responsabilités publiques et d’éventuels intérêts économiques privés.
La tribune attire également l’attention sur la situation au PK 49 de Bondo, où les populations seraient confrontées à d’importantes difficultés pour traverser.
Selon le témoignage contenu dans la tribune, une seule pirogue servirait à assurer la traversée d’un grand nombre de personnes, entraînant de longues files d’attente et exposant les usagers à différents risques.
Pour l’auteur, cette situation nécessite une réponse urgente des autorités afin de garantir la sécurité et la mobilité des populations.
Face à cette situation, Maître Stelac Ebuda adresse un appel particulier à Carole Agito, dont il sollicite l’intervention en faveur des populations du Bas-Uele.
Il lui demande de contribuer à faire entendre les préoccupations des citoyens et à encourager des solutions concrètes aux difficultés rencontrées dans la province.
L’appel porte notamment sur la sécurité, la gouvernance, la protection des exploitants artisanaux et l’amélioration des conditions de vie des populations.
« Le Bas-Uele n’est pas une vache à lait »
Pour l’auteur, les richesses naturelles du Bas-Uele doivent avant tout contribuer au développement de la province et au bien-être de ses habitants.
Il appelle les responsables publics à rompre avec toute pratique qui pourrait favoriser les intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général.
La tribune se veut ainsi un avertissement adressé à la classe politique provinciale : la population entend désormais exercer pleinement son droit de regard sur la gestion de la chose publique.
« Le Bas-Uele n’est pas une zone de non-droit », soutient l’auteur, qui réclame davantage de transparence, de sécurité et de responsabilité de la part des dirigeants.
Maître Stelac Ebuda
