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Kisangani : Ebola, un mois après la déclaration officielle de l’épidémie, où en est réellement la situation ?

Rédaction
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Un mois après son intégration officielle parmi les provinces touchées par la maladie à virus Ebola, la Tshopo reste confrontée à une situation sanitaire préoccupante. 

Déclarée affectée depuis Bunia, dans la province de l’Ituri, par le ministre de la Santé, Roger Kamba, le 9 juillet 2026, la province compte désormais six zones de santé touchées sur les 23 qu'elle compte.

Il s’agit de Bafwasende, Wanie-Rukula, Makiso-Kisangani, Kabondo, Lubunga et Mangobo. Le bilan cumulé fait état de neuf cas confirmés, dont huit cas importés et un cas local. Sur les neuf personnes infectées, cinq sont décédées, dont trois au Centre de traitement Ebola (CTE) installé dans l’enceinte de l’hôpital du Cinquantenaire. Deux autres décès concernent des cadavres venus des zones affectées. 

Deux patients ont, en revanche, été déclarés guéris, tandis que deux autres sont toujours sous traitement.Parallèlement, plusieurs contacts restent suivis par les équipes de la riposte. Le premier cas local enregistré dans la province concerne un chef de groupement de Bafwasende, actuellement pris en charge à Kisangani. 

Pour assurer la prise en charge des malades, deux Centres de traitement Ebola sont actuellement opérationnels à Kisangani : l’un dans l’enceinte de l’hôpital du Cinquantenaire et l’autre au sein de l’Hôpital général de référence de Makiso-Kisangani. Selon une source sanitaire, un centre de plus de 100 lits doit bientôt être opérationnel à Simisimi, afin de renforcer les capacités de prise en charge face à l’évolution de l’épidémie.

Mais au-delà de la progression du virus, la riposte fait face à une autre urgence : les conditions de travail du personnel engagé en première ligne.

Dans une déclaration faite le week-end, des agents de santé et intervenants de terrain dénoncent leur absence de prise en charge financière par l’État depuis le début de la crise. Ils réclament notamment le paiement de leurs salaires, affirmant ne bénéficier actuellement que de frais de transport malgré leur engagement dans la lutte contre Ebola.

Face à cette situation, ces agents menacent de libérer les malades et de fermer le CTE du Cinquantenaire si aucune solution n’est trouvée par le gouvernement central.

À cette difficulté s’ajoute la faiblesse de la sensibilisation et de l’appropriation de la lutte contre Ebola par une partie de la population de Kisangani. Un défi majeur pour les équipes de riposte, alors que le suivi des contacts et le respect des mesures de prévention restent essentiels pour empêcher de nouvelles contaminations.

Déclarée à Bunia, la 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC s’est déjà étendue à cinq provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uele et la Tshopo.

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