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Voirie de Kisangani : face aux critiques sur le rétrécissement des routes et les imperfections à Kitima et Lumumba, le BCeCo clarifie

Rédaction
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Le Bureau Central de Coordination (BCeCo) apporte des précisions sur les travaux de modernisation de la voirie urbaine de Kisangani, particulièrement sur l’axe Kitima et le boulevard Lumumba, qui font l’objet de plusieurs critiques dans l’opinion.

Dans une mise au point faite mercredi 19 août devant la presse, Édouard Mboko, chargé du suivi des projets au BCeCo, a expliqué les décisions prises à la suite des imperfections constatées sur ces deux axes par le BCeCo ainsi que par les missions de contrôle et de surveillance.

Sur l’axe Kitima, situé notamment vers la Faculté des sciences et exécuté par SAFRIMEX, le BCeCo reconnaît des contraintes géotechniques ayant notamment provoqué des remontées capillaires après la pose de l’enrobé.

Face à cette situation, une décision a été prise : SAFRIMEX doit reprendre les travaux concernés avant la réception provisoire de l’ouvrage. Édouard Mboko précise que les travaux n’ont pas encore été réceptionnés et que les corrections restent donc à la charge de l’entreprise, conformément à la garantie de bonne exécution prévue dans les clauses contractuelles.

« Pour le cas de l’avenue Kitima, les travaux ne sont pas encore réceptionnés. SAFRIMEX a accepté de reprendre les travaux compte tenu du chronogramme d’exécution. Nous avions aussi le problème de poursuivre la saison sèche avec d’autres ateliers et nous avons pu ne pas reprendre rapidement pour ne pas bloquer la circulation. Mais nous avons décidé de nous attaquer à d’autres axes pour enfin venir arranger tout ça avant la réception provisoire. Voilà ce que la population peut retenir de l’axe Kitima », a expliqué Édouard Mboko.

La même démarche est appliquée au boulevard Lumumba. Le BCeCo affirme que certaines imperfections constatées sur cet axe feront également l’objet de corrections par SAFRIMEX. L’ouvrage n’ayant pas encore été remis au BCeCo, ni à la province, aucune réception provisoire ou définitive n’est donc intervenue. L’entreprise devra procéder aux corrections nécessaires avant la réception provisoire.

« Le même phénomène que vous avez vu à Kitima, nous l’avons vu aussi là-bas. SAFRIMEX est totalement d’accord de reprendre les travaux avant qu’on puisse passer à l’étape de la réception provisoire. C’est encore à la charge de l’entreprise », a précisé le chargé du suivi des projets.

Autre clarification apportée par le BCeCo : les critiques relatives au prétendu rétrécissement de certaines chaussées. Édouard Mboko affirme que les travaux sont réalisés suivant les dimensions prévues dans le projet et rappelle que la largeur standard retenue pour les routes est de 7 mètres, hors trottoirs et caniveaux. « Les standards internationaux pour la construction des routes, c’est 7 mètres, hormis les trottoirs et les caniveaux. Si ces gens-là pensent qu’on a rétréci, qu’ils prennent d’abord le décamètre pour mesurer. Si ce n’est pas 7 mètres, qu’ils viennent au BCeCo pour dire : c’était prévu sept mètres, malheureusement, on est à six mètres ou à cinq mètres », a-t-il déclaré.

Le BCeCo invite ainsi les personnes qui mettent en doute les dimensions des chaussées à procéder à des vérifications concrètes sur le terrain et à consulter la documentation technique du projet, plutôt que de se fier aux informations non vérifiées.

Face aux différentes réactions suscitées par les travaux, Édouard Mboko appelle enfin la population de Kisangani à la sérénité et à la vigilance, tout en évitant de se laisser entraîner par les « bruits de la rue ».

« Ce qu’on peut demander à la communauté, c’est d’être sereine et calme, et aussi de ne pas se donner aux bruits de la rue. Il y a un bureau de l’antenne ici à la Tshopo. Pour toute explication ou tout petit souci, ils peuvent toujours passer voir les gens attitrés pour leur donner les informations », a-t-il recommandé.

Il invite ainsi la communauté à privilégier la vérification des faits et à se rapprocher des services compétents du BCeCo pour toute question concernant les travaux de modernisation de la voirie.

Édouard Mboko a enfin salué la vision axée sur les résultats impulsée par l’actuel DG a.i. du BCeCo, le professeur Dr Ir. Sylvain Alongo Longomba, qu’il présente comme un dirigeant privilégiant le suivi de proximité et la présence sur le terrain pour s’assurer de l’évolution réelle des projets.

« Avec une vision axée sur les résultats de l’actuel directeur général, je cite le professeur Dr Sylvain Alongo Longomba, tout ça se passe bien avec un suivi de proximité pour garantir la qualité des travaux », a-t-il déclaré.

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