Le député provincial Héritier Likaka Balombo monte au créneau après l’attaque ce dimanche 16 Août, de trois personnels soignants déployés à Bumele, dans la zone de santé de Bafwasende, pour sensibiliser la population sur la maladie à virus Ebola.
Selon l’élu d’Isangi, les agents de santé ont été violemment pris à partie par des jeunes qui les accusaient d’amener Ebola dans leur village.
Au cours de l’incident, les trois soignants avaient été frappés et menacés de mort. Une de leurs motos a été incendiée tandis que leurs ordinateurs et certains effets personnels ont été confisqués par les jeunes en colère.
L'honorable Héritier Likaka Balombo condamne fermement ces violences et appelle à protéger le personnel engagé dans la riposte contre Ebola. Mais, au-delà de cet incident, il interpelle le ministère de la Santé sur la méthode de sensibilisation utilisée dans la province.
Pour lui, la riposte doit davantage associer les leaders locaux, notamment les députés provinciaux et les autres autorités de proximité, afin de restaurer la confiance entre les équipes de santé et les communautés.
« La gestion de la riposte contre Ebola n’est pas bien structurée dans la Tshopo. On ne tient pas compte des leaders locaux », déplore-t-il, rappelant qu’un incident similaire s’était déjà produit à Isangi.
Héritier Likaka estime ainsi qu’une meilleure implication des élus et des leaders communautaires permettrait de prévenir les incompréhensions, de renforcer l’adhésion de la population aux mesures sanitaires et de sécuriser les équipes déployées sur le terrain.
L’élu d’Isangi appelle donc le ministre de la Santé et son équipe à rectifier leur approche, en plaçant la collaboration avec les acteurs locaux au cœur de la sensibilisation contre Ebola dans la Tshopo.
Rédaction
