À travers son porte-parole, Me Michel Lumumba Byambe Lungange, le gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, répond aux accusations qu’il qualifie d’« infondées et sans preuves », formulées par les députés nationaux Fontaine Mangala, élu de Kisangani, et Élysée Ichwama, élue du territoire d’Opala, au sujet des travaux de réhabilitation des axes Kisangani-Ubundu et Kisangani-Opala.
Lors d’un point de presse tenu ce samedi 22 août au gouvernorat de la Tshopo, le porte-parole du gouverneur a rejeté en bloc les accusations de détournement des fonds destinés à ces travaux. Selon lui, « aucun dollar » de ces financements n’a transité par le compte de la province. Les 30 % des fonds alloués à chaque axe auraient été directement versés dans les comptes des entreprises contractantes et affectés aux travaux.
Concernant l’axe Kisangani-Ubundu, Me Michel Lumumba a précisé que le financement relève du gouvernement central. Sur les 1,4 million de dollars correspondant à environ 30 % du financement prévu, les travaux réalisés ont déjà permis, selon lui, de rendre la route praticable.
Dans le cadre de la coopération interprovinciale, le Maniema et le Nord-Kivu ont également apporté un appui essentiellement logistique, notamment en carburant, avec un mécanisme de restitution prévu par la province de la Tshopo, a-t-il expliqué.
S’agissant de la RN7, sur l’axe Kisangani-Opala, les travaux se poursuivent également. Environ 70 kilomètres seraient déjà réalisés et praticables à ce jour, affirme le porte-parole.
Il précise que les deux entreprises chargées de ces travaux ont été sélectionnées par le gouvernement provincial, tandis que le financement est assuré par le gouvernement central.
Me Michel Lumumba a également défendu le rôle du gouverneur Paulin Lendongolia dans la mobilisation de ces financements. Il rappelle que la coopération interprovinciale entre la Tshopo, le Maniema et le Nord-Kivu a notamment servi de cadre de plaidoyer auprès du gouvernement central en faveur des investissements dans les infrastructures routières.
Répondant aux critiques sur la qualité des travaux et la gestion des fonds, le porte-parole affirme que le gouvernement provincial assume pleinement ses responsabilités en tant que maître d’ouvrage et assure le suivi des entreprises exécutantes.
Il rejette notamment l’idée selon laquelle la province chercherait à protéger les sociétés contractantes. Selon lui, le rôle de l’exécutif provincial est plutôt de rendre compte à la population et d’exiger la qualité des ouvrages réalisés.
Pas de « huis clos », selon le porte-parole
Sur les prétendus « huis clos » dénoncés par le député national Fontaine Mangala, Me Michel Lumumba affirme qu’aucune réunion secrète n’a été sollicitée ni organisée.
Il explique que les échanges techniques se sont déroulés dans le cadre prévu, avec la participation des experts, des trois gouverneurs concernés ainsi que de l’équipe du ministère national des Infrastructures et Travaux publics.
Le camp Lendongolia dénonce une « campagne de désinformation »
Au terme de sa communication, le porte-parole du gouverneur a appelé à élever le débat autour des infrastructures et à privilégier les faits vérifiables.
Il accuse, en revanche, les deux députés nationaux de mener, selon lui, une « campagne de désinformation et de manipulation de l’opinion » visant à ternir l’image du gouverneur Paulin Lendongolia.
Me Michel Lumumba insiste ainsi sur le fait que, selon les explications fournies par le gouvernorat, les fonds destinés aux travaux des axes Kisangani-Ubundu et Kisangani-Opala n’ont pas transité par le compte de la province et qu’« aucun franc » n’aurait été détourné par le gouverneur.
Rédaction
