La marche contre la rébellion de Joseph Kabila, prévue ce samedi 24 octobre 2026 à Kisangani à l’initiative du gouverneur de la Tshopo, Paulin Lendongolia, suscite des divisions au sein de la classe politique et sociale.
Le président de la Société civile, forces vives de la Tshopo, Me Christian Kambi Mateleka, désapprouve cette mobilisation dans une ville confrontée à l’épidémie d’Ebola.
Dans une déclaration faite ce vendredi 23 octobre à La Cloche du Congo, cet avocat, activiste pro-démocratie et président de la Nouvelle Dynamique de la Société civile ( NDSCI Tshopo), met en garde contre les conséquences sanitaires potentielles d’un rassemblement de masse, alors que l’épidémie a déjà enregistré, selon les chiffres qu’il avance, 75 cas et 32 décès.
« Après la marche de demain samedi, les cas d’Ebola seront multipliés. C’est la conséquence directe d’une décision irresponsable et irréfléchie », alerte-t-il, dénonçant une initiative qu’il juge dangereuse au regard de la situation sanitaire.
Pour Me Christian Kambi Mateleka, Ebola n’est pas une rumeur, mais une maladie bien réelle qui exige des autorités des décisions responsables afin de protéger la population. Il estime qu’organiser un rassemblement réunissant des milliers de personnes dans ce contexte revient à exposer davantage les habitants au risque de contamination.
« On joue avec le feu, mais c’est le peuple qui va brûler », prévient-il, avant de lancer une mise en garde aux autorités : « Le ciel ne protège pas Kisangani si Kisangani s’expose elle-même à la suite d’une décision irresponsable et irréfléchie des autorités. »
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