A Kisangani chef-lieu de la province de la Tshopo, les vols à main armée, les cambriolages nocturnes, les agressions et les violences urbaines rythment désormais le quotidien de nombreux habitants.
Face à cette situation inquiétante, Maître Janvier Folo, jeune leader et notable de la ville, interpelle le maire de la ville et le Gouverneur de province.
Dans une déclaration faite à la Clocheducongo ce vendredi 29 août 2025, ce jeune influent de la ville, pointe la responsabilité conjointe du Maire de la ville Delly Likunde du Gouverneur de province Paulin Lendongolia.
Selon Maître Folo, le Maire de Kisangani, en tant que représentant de l’État à l’échelle urbaine, demeure le garant de l’ordre public de proximité. Son rôle couvre l’organisation des services municipaux tels que la police urbaine, l’hygiène ou encore l’éclairage public, ainsi que la coordination avec les chefs de quartiers et les comités de sécurité de base.
Cependant, l’avocat souligne que l’action du Maire est freinée par « des moyens matériels dérisoires et une autonomie budgétaire insuffisante ». De plus, la Police nationale, acteur clé dans la lutte contre l’insécurité, échappe à son autorité directe, relevant plutôt du ministère de l’Intérieur par le biais du Gouverneur.
Quant au Gouverneur de la Tshopo, Maître Janvier Folo rappelle qu’il est le chef de l’exécutif provincial, doté de larges prérogatives en matière de sécurité et d’administration territoriale. À ce titre, il coordonne les forces de sécurité, la Police nationale, l'ANR et les FARDC, définit les grandes orientations sécuritaires et peut décréter des mesures exceptionnelles en cas de crise grave.
« Son autorité lui confère les moyens d’actions nécessaires pour restaurer l’ordre et protéger la population », insiste le notable, appelant le Gouverneur à assumer pleinement ses responsabilités, en synergie avec la justice et les services de renseignement.
Pour Maître Janvier Folo, la lutte contre l’insécurité à Kisangani ne peut réussir que dans une approche concertée. « Le Maire et le Gouverneur doivent travailler main dans la main. Le premier, par sa proximité avec la population, et le second, par l’étendue de ses pouvoirs et de ses moyens », martèle-t-il.
Il invite ainsi les autorités locales à dépasser les clivages institutionnels et à agir de manière coordonnée, afin de ramener la sérénité dans la capitale de la Tshopo, où les habitants vivent désormais dans la crainte permanente.
Rédaction.