Dans une déclaration faite à La Cloche du Congo, ce lundi 5 janvier 2026, maître Michel Lumumba Byambe Lungange, juriste chevronné et acteur politique de la Tshopo, dénonce, sans détour, des dérives qu’il qualifie de « regrettables et inquiétantes » impliquant l'assemblée provinciale qui a fait des observations sur l'arrêt de la cour constitutionnelle réhabilitant le gouverneur Paulin Lendongolia.
Pour ce juriste expérimenté, la première institution politique de la Tshopo se doit d’incarner la retenue, la dignité et le sens élevé de la responsabilité publique.
À ce niveau de charge, rappelle-t-il, la parole n’est jamais anodine : elle engage non seulement l’institution, mais aussi la province et l’histoire.
Maître Michel Lumumba se dit profondément indigné par des affirmations qu’il juge gratuites, approximatives et empreintes d’ignorance. Selon lui, ces propos portent gravement atteinte à l’image de la Cour constitutionnelle, l’une des juridictions les plus élevées et les plus respectées du pays.
Au-delà de la Cour constitutionnelle, c’est l’ensemble du pouvoir judiciaire qui se trouve, selon lui, injustement éclaboussé, y compris le Conseil supérieur de la magistrature, dont le Président de la Cour constitutionnelle est, de droit, le président.
Pour Maître Lumumba, de telles sorties dépassent largement les limites d’une communication institutionnelle sérieuse et responsable.
Elles constituent une menace directe à l’équilibre des pouvoirs, pilier fondamental de l’État de droit, et contribuent à fragiliser davantage la confiance déjà éprouvée des citoyens envers les institutions de la République.
Le juriste appelle le Président de la Cour constitutionnelle à ne pas banaliser ces propos.
Il estime que le silence ou l’indulgence face à ce qu’il qualifie d’« irresponsabilité institutionnelle » ne ferait que nourrir l’arbitraire et encourager les dérives.
Dans un appel à la hauteur et à la sagesse, Maître Michel Lumumba rappelle que la province de la Tshopo a besoin de maturité dans sa gouvernance.
Selon lui, le développement et la stabilité institutionnelle ne peuvent s’enraciner dans l’outrance, mais dans le respect strict des institutions et la culture de l’État de droit.
Rédaction.
