Les leaders politiques et communautaires de l’espace Grande Orientale se sont réunis ce lundi 9 février à Hop School de Kisangani, à l’initiative du gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga.
L'objectif était de parler d’une seule voix face aux attaques lâches et Barbares de drones kamikazes visant l’aéroport international de Bangboka et dénoncer les tentatives de sabotage du processus de paix de Washington.
Cette rencontre de haut niveau a réuni notamment le gouverneur de la Tshopo Paulin Lendongolia et les membres de son gouvernement, le gouverneur du Haut-Uele Jean Bakomito Gambu accompagné de certains ministres de son gouvernement, des représentants du gouvernement du Bas-Uélé, des élus nationaux et provinciaux, des notables, chefs coutumiers, autorités territoriales ainsi que des cadres et militants des partis politiques membres de l’Union sacrée de la Nation de la grande orientale.
Tous ont unanimement condamné les attaques par drones kamikazes récemment déjouées contre l’aéroport international de Bangboka, infrastructure stratégique et principal carrefour aérien de l’espace Grande Orientale.
À l’issue des discours, une déclaration solennelle et commune a été lue par le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la signature, le 4 décembre dernier à Washington, de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, sous l’égide des États-Unis d’Amérique.
Les leaders de la Grande Orientale disent constater, avec indignation, la multiplication d’actes de sabotage visant à torpiller cet élan de paix, notamment par l’usage de drones kamikazes contre des infrastructures civiles et stratégiques de la Tshopo.
Dans leur déclaration, les leaders politiques, autorités coutumières et forces vives des provinces de la Tshopo, du Haut-Uele, du Bas-Uele et de l’Ituri ont réaffirmé leur attachement « sacré et indéfectible » au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Ils saluent sa vision de restauration de l’autorité de l’État et rappellent les nombreux projets structurants réalisés dans l’espace Grande Orientale, notamment le PDL-145 territoires, la construction de ponts, d’universités, la modernisation des voiries urbaines de Kisangani, Bunia, Isiro et Buta, ainsi que la réhabilitation des infrastructures aéroportuaires.
La déclaration condamne fermement ce qui est qualifié de duplicité du Rwanda, accusé de signer un accord de paix tout en soutenant, selon les leaders de la grande orientale, des actions terroristes technologiques sur le sol congolais.
Les attaques par drones kamikazes sont attribuées aux forces de défense rwandaises et à leurs supplétifs de l’AFC-M23, en violation flagrante du droit international et de l’accord de Washington.
Les forces de défense et de sécurité congolaises ont été saluées pour leur vigilance et leur professionnalisme, ayant permis la détection et la neutralisation des drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Les leaders appellent les FARDC à maintenir ce niveau d’alerte maximal pour sécuriser l’espace aérien et terrestre de la région.
La Grande Orientale exige de la communauté internationale une condamnation sans équivoque de ces attaques, qualifiées de crimes de guerre. Elle appelle également la population à une vigilance citoyenne accrue et à faire bloc derrière le Chef de l’État et les FARDC.
« La Grande Orientale n’est pas et ne sera jamais une terre de conquête, ni un maillon faible de la République démocratique du Congo. » disent les leaders de l'espace grande orientale.
Rédaction.
