La session ordinaire de mars de l’Assemblée nationale a débuté ce lundi 16 mars à Kinshasa, à un moment où la République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à des défis considérables.
Cette ouverture s’est déroulée dans une ambiance tendue, marquée par les conflits persistants dans l'Est du pays, des préoccupations économiques et des défis géopolitiques sur la scène internationale.
Le président de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, a pris la parole lors de son discours inauguratif pour exposer le panorama difficile auquel fait face la nation. Il a souligné les menaces qui pèsent sur la RDC, notamment l’agression rwandaise ainsi que la présence des rebelles du M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
De plus, il a mentionné les violences perpétrées par le groupe armé ADF dans la région de Beni et d'Ituri, sans oublier les tensions internes qui incluent les abus commis par la milice Mobondo et la criminalité à Kinshasa.
Devant ce tableau sombre, Aimé Boji Sangara a subliné la nécessité d’un sursaut patriotique et a appelé les différentes forces politiques à se rejoindre derrière le président Félix Tshisekedi pour protéger la souveraineté et l'intégrité territoriale du pays.
Au-delà des enjeux sécuritaires, cette session s'annonçait riche en discussions stratégiques. Les députés devaient examiner plusieurs dossiers cruciaux, dont la ratification de l'accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda à Washington en 2025, ainsi qu'un partenariat stratégique avec les États-Unis concernant la sécurité, les investissements et la valorisation des ressources minérales.
Sur le plan économique, le président de l’Assemblée a exprimé des préoccupations quant à la contraction des recettes publiques. Il a demandé une mobilisation accrue et la présentation rapide d’un projet de loi de finances rectificative pour l'année 2026 afin de répondre aux besoins urgents du pays.
En réponse à cette conjoncture difficile, Aimé Boji Sangara a appelé les députés à faire preuve de responsabilité et de patriotisme. Il a insisté sur le fait que cette session parlementaire doit être perçue comme un moment déterminant pour la République et pour l'histoire du peuple congolais, soulignant que le travail parlementaire doit être engagé et constructif.
Il a également évoqué des réformes institutionnelles et économiques qui se chiffrent par l'organisation d'un débat d'orientation budgétaire en juin, ainsi que des projets d’infrastructures énergétiques, en particulier le barrage d'Inga.
Dans un message d'espoir, le président de l'Assemblée a exprimé sa conviction qu'un jour, tous les enfants de la RDC, issus de toutes les régions touchées par la violence, grandiront dans un pays paisible, unifié et maître de son propre destin.
Ainsi, la session ordinaire de mars 2026 a été ouverte officiellement avec l’aspiration d’un avenir meilleur pour la RDC face aux défis actuels.
Rédaction
